Avec notre correspondante à Lagos, Harmony Pondi Niaga
Dans une vidéo partagée par la présidence nigériane, on y voit une dizaine d’enfants, certains encore dans leurs uniformes d’écoliers, se partager des gâteaux apportés par les soldats qui viennent tout juste de les secourir, après 56 jours de captivité, dans la forêt du parc national d’Oyo.
Selon un communiqué de l’armée nigériane, la libération des otages est intervenue après la mobilisation, depuis plus d’un mois, de plusieurs agences de sécurité dont l’Armée de l’air et les Services de renseignements.
Leurs opérations auraient permis d’identifier les auteurs de l’enlèvement, des terroristes affiliés à Boko Haram, selon le gouvernement nigérian. Les forces de sécurité ont ensuite démantelé leurs réseaux, notamment logistiques, avant que de multiples arrestations ne désorganisent complètement le groupe et que, sous « une pression écrasante », ils libèrent inconditionnellement les otages, détaille l’armée.
« Aucune rançon n’a été versée »
Huit personnes soupçonnées d’avoir orchestré l’enlèvement ont été arrêtées et d’autres neutralisées, selon la présidence.
L’armée nigériane a également annoncé avoir subi « des pertes » humaines au cours de l’opération sans donner plus de détails.
Dans une publication sur les réseaux sociaux, vendredi soir, le chef de l’État Bola Ahmed Tinubu l’affirme : « Aucune rançon n’a été versée. Aucune concession n’a été faite. »
Cette crise sécuritaire avait déclenché une vive émotion parmi la population, donnant lieu à des manifestations et à la fermeture de plusieurs écoles publiques. C’est la première fois qu’un enlèvement de masse est perpétré à seulement 300 km de Lagos, dans cet État du sud-ouest, jusqu’alors épargné par les attaques de jihadistes et de bandits qui sévissent un peu partout dans le pays.
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