mardi, août 4

Avec notre correspondante à Lagos, Harmony Pondy Nyaga

Il est un peu plus d’une heure du matin, dimanche 2 août, quand, juchés sur des motos, des hommes armés entrent dans les maisons du village de Kasuwar Daji, dans le nord-est de l’État de Zamfara, et prennent plusieurs dizaines de personnes en otage.

À quelques kilomètres de là se trouve pourtant une base militaire de l’opération Fansan Yamma en exercice, justement pour lutter contre les vagues de kidnapping et de vols de bétail fréquents dans la région.

Avant que les assaillants s’en prennent aux villageois, ils avaient ciblé le campement militaire. Durant les échanges de feu, un soldat et un policier ont été tués et deux militaires blessés.

L’armée évoque tout de même « une défense réussie » et « un revers opérationnel important pour les terroristes », dans un communiqué publié dimanche.

Dans un bilan mensuel publié en fin de semaine, les forces de sécurité nigérianes affirment avoir secouru, au mois de juillet, 393 victimes d’enlèvements mais aussi neutralisé et arrêté plusieurs centaines de « terroristes ».

À lire aussiNigeria: colère et psychose après une nouvelle série d’enlèvements de masse dans des écoles

Share.
Exit mobile version