jeudi, janvier 29
L’aéroport international Diori Hamani à Niamey, en septembre 2023.

Des tirs nourris et de fortes détonations ont retenti dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 janvier dans la zone de l’aéroport international de Niamey, au Niger, ont rapporté des riverains. Les tirs ont commencé à se faire entendre peu « après minuit ». Deux heures plus tard le calme était revenu, selon des habitants d’un quartier proche de l’aéroport.

Le Niger, pays ciblé par des violences djihadistes récurrentes, est dirigé par le général Abdourahamane Tiani, chef du régime militaire qui a renversé le président civil élu Mohamed Bazoum le 26 juillet 2023, dans un coup d’Etat.

Situé à une dizaine de kilomètres de la présidence nigérienne, l’aéroport international Diori Hamani de Niamey abrite une base de l’armée de l’air nigérienne, une base de drones récemment construite ainsi que le QG de la Force unifiée créée par le Niger, le Burkina Faso et le Mali pour combattre les groupes djihadistes qui endeuillent les trois pays.

Une importante cargaison d’uranium, dont le Niger est producteur, est actuellement entreposée à l’aéroport de Niamey dans l’attente d’être exportée.

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La raison de ces échanges de tirs n’était pas connue dans la nuit de mercredi à jeudi, mais sur des images filmées par des habitants de la zone de l’aéroport, on pouvait observer de longues traînées lumineuses dans le ciel noir, signe d’une défense anti-aérienne, possiblement contre des drones. Aucun bilan n’était disponible dans la nuit de mercredi à jeudi.

Si le calme semblait revenu vers 2 heures jeudi matin, des soutiens au régime militaire ont appelé à sortir dans la capitale pour « défendre le pays ».

Les violences djihadistes ont fait 2 000 morts en 2025

Selon des habitants de la zone de l’aéroport, des sirènes des sapeurs pompiers se dirigeant vers l’aéroport ont été entendues dans la nuit. Selon le compte d’analyses en sources ouvertes « Brant », sur X, un avion de ligne venant d’Alger et qui devait se poser à Niamey dans la nuit a été dérouté vers le Burkina Faso.

Le Niger, avec ses voisins le Mali et le Burkina Faso eux aussi dirigés par des militaires, est miné par des violences djihadistes dans sa partie ouest notamment, parfois à quelques dizaines de kilomètres de la capitale.

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Ils mènent tous trois une politique souverainiste et ont notamment tourné le dos à la France, ancienne puissance coloniale, dont ils ont chassé les soldats qui menaient la lutte antidjihadiste à leurs côtés.

Ils ont formé une confédération, l’Alliance des Etats du Sahel (AES) et affirment avoir mis sur pied une force conjointe de 5 000 hommes pour lutter contre les djihadistes de groupes liés à Al-Qaida et à l’organisation Etat islamique.

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Mais les attaques ne faiblissent pas, selon ACLED, une ONG qui recense les victimes de conflits dans le monde : les violences djihadistes ont fait près de 2 000 morts en 2025 au Niger.

Le pays est également confronté aux attaques meurtrières de Boko Haram et de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), de l’autre côté du pays, dans sa partie sud-est.

Le Monde avec AFP

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