mardi, février 3
Le maire sortant de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, lors du 81e congrès du Parti socialiste, à Nancy, le 14 juin 2025.

L’étiquette de favori qui lui est accolée ne convient pas à Nicolas Mayer-Rossignol. « Je pense qu’il y a une attente de solidité et de stabilité. Après, une élection se gagne pendant la campagne », reformule le socialiste de 48 ans, qui a attendu début janvier pour annoncer son souhait de briguer un deuxième mandat à la mairie de Rouen ainsi qu’à la Métropole Rouen-Normandie. Une candidature conditionnée, assure cet ingénieur des Mines, à de récents examens médicaux positifs, lui qui avait révélé être atteint d’un cancer de la vessie en 2024.

Favori, vraiment ? Certes, le seul sondage médiatisé dans la capitale normande, réalisé en juin 2025 par Toluna-Harris Interactive, date un peu. Il n’en reste pas moins que l’ancien fabiusien y arrivait largement en tête des intentions de vote au premier tour… à condition de faire liste commune à gauche.

Cette alliance, cruciale et inédite à Rouen depuis 2008, a finalement pris forme début janvier avec l’annonce du ralliement des Ecologistes et du Parti communiste, aux commandes de la ville aux côtés du PS depuis 2020. Alliance née au prix d’intenses négociations et de certains compromis, comme la priorité accordée à l’agrandissement du stade de football Robert-Diochon, au Petit-Quevilly (Seine-Maritime), propriété du stade, plutôt qu’à la construction d’une nouvelle enceinte. En 2020, le duo écolo-communiste, parti seul au premier tour et arrivé deuxième, avait rejoint Nicolas Mayer-Rossignol au second, pour l’emporter ensemble haut la main.

Il vous reste 72.16% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Exit mobile version