lundi, mars 23

Le dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro est arrivé au tribunal fédéral du Southern District, à New York, où il comparaîtra pour la première fois à midi (18 heures à Paris) sur des accusations de trafic de drogue que l’administration Trump a utilisées pour justifier sa capture et son transfert aux États-Unis.

Nicolás Maduro et son épouse, Cilia Flores, comparaissent ce lundi devant un juge pour une audience de mise en accusation. Celle-ci devrait donner le coup d’envoi d’une longue bataille juridique qui vise à déterminer si le président vénézuélien peut être jugé aux États-Unis.

Accusations de narcoterrorisme

Le dirigeant vénézuélien est sous le coup de quatre chefs d’accusation de trafic de drogue et de détention d’armes automatiques. L’acte d’accusation inclut également la femme de Maduro, Cilia Flores, son fils et plusieurs hauts fonctionnaires.

Nicolás Maduro est notamment accusé d’avoir participé à un complot visant à utiliser le gouvernement vénézuélien pour soutenir et protéger des activités de trafic de drogue qui profitent à des trafiquants de drogue violents et à des groupes narcoterroristes.

Le jour de sa capture, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, avait déclaré sur X que Nicolás Maduro n’était « pas le président du Venezuela » et qu’il dirigeait « le cartel de Los Soles, un organisation narcoterroriste qui a pris le contrôle d’un pays ».

En tant qu’accusé dans le système judiciaire américain, Nicolás Maduro bénéficiera des mêmes droits que toute autre personne accusée d’un délit, notamment le droit d’être jugé par un jury composé de citoyens new-yorkais.

Les avocats du dirigeant vénézuélien vont probablement contester la légalité de sa détention, en faisant valoir qu’il bénéficie d’une immunité de poursuites en tant que chef d’État souverain.

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