samedi, janvier 17
L’ultra-traileur français Sébastien Raichon, lors de l’édition 2026 de la Winter Spine Race, le 15 janvier 2026, au Royaume-Uni.

« Cela a été le grand blanc. Et la grande boue, aussi. Neige, vent, pluie, glace, boue, pendant quatre jours, il a fallu gérer des conditions un peu apocalyptiques. » Voilà comment Sébastien Raichon résume les éprouvantes 95 heures, 43 minutes et 52 secondes d’effort qu’il vient de passer sur le Pennine Way, sentier remontant le Royaume-Uni à travers ses paysages les plus sauvages et spectaculaires. Courue au cœur de l’hiver et de la Grande-Bretagne, la Winter Spine Race a la réputation d’être l’ultra-trail « le plus brutal » du pays, et l’un des plus exigeants de la planète. Pour sa première participation, le Français de 53 ans a remporté, jeudi 15 janvier, l’édition 2026 de cet « enfer blanc » remontant l’échine de l’Angleterre sur 430 kilomètres et 10 700 mètres de dénivelé positif, que les favoris ont abandonné l’un après l’autre en raison des conditions météorologiques extrêmes.

« C’est une course atypique, en autosuffisance, sans tracé balisé, où on doit tout gérer soi-même. Il faut tout prévoir : le sommeil [il y a cinq bases de vie sur le parcours], l’alimentation, l’allure, et être capable d’affronter toutes les conditions climatiques », décrit Sébastien Raichon, joint par Le Monde au lendemain de sa victoire renversante – longtemps leader, l’Espagnol Eugeni Rosello a abandonné à 25 kilomètres du but. Spécialiste des efforts d’ultra-endurance, le Français a croqué avec appétit dans la Spine Race, qui ouvrait un terrain de jeu nouveau à ce montagnard accoutumé aux courses à fort dénivelé.

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