
Plus de 500 morts en quarante jours. Du 1er janvier au 10 février, au moins 524 migrants ont péri ou sont portés disparus en Méditerranée – toutes routes confondues –, engloutis avec leurs embarcations de fortune alors qu’ils tentaient de rejoindre l’Europe en partant des côtes d’Afrique du Nord, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Un bilan glaçant, sans précédent à ce stade de l’année depuis 2014, date à laquelle l’OIM a commencé à comptabiliser les décès en mer.
La dernière tragédie connue remonte au 6 février : 53 personnes sont mortes ou portées disparues après le naufrage d’une embarcation qui transportait 55 migrants au large des côtes libyennes. « C’est le pire début d’année que nous ayons connu depuis plus de dix ans, affirme au Monde un porte-parole de l’OIM. Le plus meurtrier aussi. »
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