vendredi, février 27

Son nom ne parle qu’à peu de monde ; à une poignée de connaisseurs de l’extrême droite ou de Toulon. L’évoquer suffit pourtant à réveiller de vieux démons sur la rade. Le 6 janvier, Cendrine Blot s’est fendue sur Facebook d’un chaleureux message d’encouragement à l’adresse de Laure Lavalette, candidate du Rassemblement national (RN) aux municipales dans la préfecture du Var.

Rien d’étonnant en soi : en 1995, elle accompagnait la conquête de la ville par son époux, Jean-Marie Le Chevallier, premier maire de l’histoire du Front national (FN, devenu RN en 2018) à diriger une commune de plus de 100 000 habitants. Trente ans ont passé. Le mandat fut si déplorable que le soutien de l’ancienne élue – Cendrine Le Chevallier était alors première adjointe de son ancien mari – relève désormais du baiser de la mort. Et l’équipe de Laure Lavalette a vu un quasi-complot quand Var-Matin a eu l’outrecuidance de relever les mots de la précurseure frontiste, le 10 janvier.

« On sait ce que ça a donné »

Une droite divisée et démonétisée par la chute judiciaire du baron local (Hubert Falco, maire Les Républicains puis Horizons, de 2001 à 2023), une gauche désunie et sans grands espoirs, une adhésion plus forte que la moyenne aux obsessions identitaires et contre l’immigration de l’extrême droite : le RN pourrait jouer des similarités entre la configuration politique actuelle et celle qui, à l’époque, avait porté Jean-Marie Le Chevallier à l’hôtel de ville.

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