samedi, mars 7

Le candidat de centre-droit à la mairie de Paris Pierre-Yves Bournazel a interrompu, ce samedi 7 mars, une réunion publique du socialiste Emmanuel Grégoire pour l’interpeller sur son absence, mercredi 4 mars, du premier débat télévisé, y voyant « un déni de démocratie » à une semaine du premier tour des municipales.

Alors que le candidat de la gauche unie (LFI exceptée) détaillait ses propositions devant environ 200 militants réunis sur un quai des bords de Seine, Pierre-Yves Bournazel a pris le micro pour lui reprocher son absence au débat organisé mercredi par Ici Paris Ile-de-France et franceinfo.

« C’est un déni de la démocratie. Quand on croit à la force de sa candidature, quand on croit à la force de son projet, on va débattre. C’est le moindre des respects pour les Parisiennes et les Parisiens », a-t-il déclaré, ciblant également Rachida Dati, elle aussi absente.

« La démocratie, c’est venir débattre, c’est venir confronter les projets », a poursuivi le candidat de centre-droit, qui a plus tard estimé devant la presse que Rachida Dati et Emmanuel Grégoire se sont « disqualifiés pour être le prochain maire de Paris ».

Emmanuel Grégoire a répondu en retournant la critique vers sa rivale de droite: « Tu n’es pas honnête en disant ça et je trouve que tu as fait montre de grande faiblesse en acceptant les règles de Mme Dati. Ce qu’on s’était dit, c’est qu’on faisait les débats à une condition, que Mme Dati y vienne aussi ».

« Si j’étais de droite, je voterais pour lui »

« Il aurait été plus cohérent (…) que tu ailles l’interpeller elle (…) Mais moi, tu savais que tu aurais un bon accueil », a ajouté Emmanuel Grégoire qui, tout en jugeant le geste de Pierre-Yves Bournazel « pas très élégant », a estimé que ce dernier représentait « une droite honnête, une droite respectueuse ».

« Moi si j’étais de droite, je voterais pour lui. Et je suis à peu près sûr que dans les militants qui t’accompagnent, il y en a quelques-uns qui voteront pour nous » au second tour, a ajouté le socialiste.

Pierre-Yves Bournazel, qui était accompagné de l’ex-ministre Marlène Schiappa, a par ailleurs interpellé son rival sur le cas du bailleur social Paris Habitat, au coeur d’une polémique sur des surfacturations présumées de travaux. « Où est passé l’argent des Parisiens? », a-t-il lancé.

Emmanuel Grégoire a répondu avoir « découvert cette affaire dans le journal », rappelant qu’une procédure judiciaire sur des faits de 2016 avait abouti à une condamnation pénale et qu’il n’y avait pas « d’éléments nouveaux » dans les révélations de presse à l’origine de la polémique, fin février.

Article original publié sur BFMTV.com

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