lundi, mars 16

  • Le candidat divers gauche Benoît Payan est arrivé en tête du premier tour des élections municipales à Marseille (Bouches-du-Rhône).
  • Devançant de très peu le candidat du Rassemblement national, il refuse toute alliance avec LFI.
  • Jean-Luc Mélenchon critique ce choix, Benoît Payan préférant selon lui « le risque de l’extrême droite à la fusion technique avec LFI ».

Il assume son choix. Avec 36,69% des voix, le candidat divers gauche Benoît Payan franchit le premier tour des élections municipales à Marseille (Bouches-du-Rhône) en devançant Franck Allisio, candidat du Rassemblement national, d’un peu plus d’un point seulement. Malgré ce score serré en vue du deuxième tour, il ne compte pas s’allier à La France insoumise.

« Je reste constant dans ce que je fais, parce que je pense que la parole politique, elle doit être suivie d’actes politiques. Et je pense que les politiques, pendant trop longtemps, ont raconté des choses et fait l’inverse. Et moi, je ne fais pas ça. Je ne change pas d’avis dans la nuit« , a-t-il déclaré sur LCI, dans une séquence à retrouver dans la vidéo en tête de cet article.

Alors que le patron de LFI Jean-Luc Mélenchon considère que Benoît Payan livre ainsi la ville de Marseille au RN, le principal concerné ne l’entend pas de cette oreille. « Je considère que la bataille qui s’engage à Marseille est une bataille historique pour ne pas que le RN gagne cette ville, pour que cette ville continue d’être ce qu’elle est, pour qu’elle garde son âme« , réagit-il.

Selon lui, « tout ce que porte le RN est l’inverse de cette ville« , ce qui ne justifie cependant pas « la moindre compromission » pour voir apparaître une union de la gauche dans la cité phocéenne.

Mael NARPON

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