dimanche, février 8
Le maire de Dunkerque, Patrice Vergriete, à Paris, le 26 juillet 2024.

Ce jour de décembre 2025, pour l’inauguration de Verkor, la première gigafactory de ce qui doit devenir la vallée dunkerquoise de la batterie électrique, Patrice Vergriete boit du petit-lait. Avec sa haute silhouette, le maire de Dunkerque (Nord) va d’une personne à l’autre, très à son aise au milieu de tout ce que la région compte de figures du monde économique et politique. Un écosystème transpartisan à l’image de ce qu’il a réussi en deux mandats : réunir acteurs privés et publics pour les faire travailler ensemble à son obsession, la transformation de ce territoire industriel qui avait fini par péricliter sous les coups de boutoir de la désindustrialisation.

Quand, en 2013, il claque la porte de la majorité socialiste emmenée par l’ancien ministre Michel Delebarre qu’il avait rejoint en 1995, « Dunkerque était l’agglomération française qui perdait le plus d’habitants, nous enchaînions les fermetures d’usines et le taux de vacance commerciale en centre-ville était énorme », pose l’enfant du pays, qui se présente contre son ancien mentor en politique en 2014. Il l’emporte à la tête d’une coalition de centre gauche. Rebelote en 2020, dès le premier tour, et avec 64 % des voix. Un plébiscite.

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