mardi, janvier 27
Jean-Louis Bousquet, maire (sans étiquette) de Carmaux (Tarn), le 18 juin 2024.

Le maire sans étiquette de Carmaux, Jean-Louis Bousquet, ne pouvait pas espérer meilleure date pour inaugurer la place Gambetta. Vendredi 23 janvier, à moins de deux mois du premier tour des élections municipales, l’inauguration de cet espace planté d’arbres​ et réaménagé au profit des piétons​ s’est déroulée en présence de ​Christophe Ramond, président socialiste du conseil départemental du Tarn, et de Simon Bertoux, le préfet​ du département.

Cet événement couronne l’achèvement d’un plan de ​rénovation de l’ancienne cité minière de 9 900 habitants, lancé par l’édile​ élu en 2020. « Cette place est l’iceberg de tout ce que nous avons mené. Mais elle ne doit pas occulter les projets qui ne se voient pas. Or ils sont importants pour la collectivité », explique Jean-Louis Bousquet. Le maire défend le bilan de son premier mandat, citant, par exemple, la pose de panneaux photovoltaïques sur le toit de la maison de retraite publique médicalisée. Mais, âgé de 70 ans, il hésite à briguer un second mandat. Il devrait annoncer sa décision mercredi 28 janvier.

Entré en politique en 2020, ce candidat à la tête d’une liste citoyenne​ étiquetée alors divers gauche a ravi la mairie au sortant socialiste, Alain Espié (34,09 % des votes), en réunissant 49,04 % des voix​. L’agrégé de mécanique normand, installé à Carmaux en 1984, mettait un terme à cent vingt-huit ans de socialisme. Cette succession ininterrompue de maires avait démarré en 1892 avec l’élection de Jean-Baptiste Calvignac, le mineur dont le licenciement avait provoqué une grève soutenue par Jean Jaurès, élu député de la circonscription à plusieurs reprises entre la fin du XIXe siècle et sa mort, en 1914.

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