
Au second tour des élections municipales de 2020 à Besançon, le candidat (Les Républicains) Ludovic Fagaut n’était pas passé loin de la victoire. Seules 566 voix avaient manqué à ce principal de collège de 48 ans, premier vice-président du conseil départemental du Doubs, pour l’emporter face à la candidate Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Anne Vignot. Cause de ce « non-succès », selon la droite : la triangulaire née du maintien du député macroniste Eric Alauzet, dans un contexte de déconfinement, marqué par une faible participation.
Si le retour en arrière s’impose, c’est que le cas de Besançon est particulier, à plusieurs titres. En premier lieu, parce que l’hôtel de ville est principalement aux mains du Parti socialiste (PS) depuis 1953, avec Jean Minjoz, Robert Schwint (jusqu’en 1998) et Jean-Louis Fousseret (jusqu’en 2017). La victoire d’Anne Vignot, 66 ans, ingénieure de recherche, le dimanche 28 juin 2020, a mis fin au règne.
Cette conquête de Besançon par EELV est d’ailleurs atypique. A l’inverse de villes gagnées par les Verts contre un adversaire, Anne Vignot s’était inscrite dans une forme de continuité avec une équipe composée des élus et des partis de la majorité sortante, simplement placés dans un ordre différent.
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