dimanche, mars 22

  • Le maire du Havre a été réélu avec six points d’avance face à son rival de gauche, ce dimanche 22 mars, au second tour des élections municipales.
  • Le chef du parti Horizons et ancien Premier ministre avait prévenu qu’il serait difficile de se présenter à la présidentielle de 2027 s’il n’était pas réélu dans sa commune.
  • Avec cette victoire, il maintient donc sa candidature pour l’Élysée.

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Élections Municipales 2026

Il avait conditionné sa candidature en 2027 à sa victoire aux municipales. Le patron de Horizons, Édouard Philippe, a été réélu dimanche 22 mars maire du Havre (Seine-Maritime), face à un candidat communiste et à un candidat d’extrême droite. Un pari réussi pour celui qui avait fait de ce scrutin une étape cruciale pour se lancer dans la course à la présidentielle (nouvelle fenêtre)

Aux manettes de cette cité portuaire depuis 2010, l’ex-Premier ministre d’Emmanuel Macron était déjà arrivé largement en tête au premier tour (nouvelle fenêtre), avec plus de 43% des voix, battant en brèche les prévisions d’un sondage (nouvelle fenêtre) publié pendant la campagne, qui le donnait perdant. Une avance confirmée au second tour : il l’emporte avec 47,71% des voix, contre 41,17% pour son concurrent de gauche, le député communiste Jean-Paul Lecoq, selon les résultats définitifs. Le candidat UDR-RN Franck Keller a lui rassemblé seulement 11,12% des voix. 

« Il y a des raisons d’espérer » : Édouard Philippe savoure sa victoire

Avec « 3.500 voix d’avance », « cette confiance m’honore et m’impose d’être à la hauteur de ce que j’ai entendu pendant cette campagne », a insisté le maire réélu lors d’une prise de parole juste après l’annonce des résultats. Il a assuré avoir écouté les « envies » des habitants « de poursuivre la transformation du Havre », mais aussi « leurs attentes, leurs colères, leurs refus ». « Je les ai entendus et je ne les décevrai pas », a-t-il insisté.

« Notre ville qui fut entièrement détruite il y a 80 ans sait mieux que toute autre qu’il y a toujours des raisons d’espérer », a poursuivi Édouard Philippe dans ce bref discours qui a pris quelques accents de campagne présidentielle (nouvelle fenêtre) avant l’heure. « Les Havrais savent qu’il y a des raisons d’espérer quand tous ceux de bonne volonté se rassemblent dans un discours de vérité et qu’ils écartent les extrêmes et leur facilité », a notamment lancé l’édile. 

« Il y a des raisons d’espérer car l’énergie, la volonté, l’audace – cette vertu bien française – sourit toujours à ceux qui, d’où qu’ils viennent, toujours de bonne volonté, se relèvent et portent une fois encore la fierté d’être Havrais et la fierté d’être Français », a-t-il encore lancé, sous les acclamations de ses soutiens.

Édouard Philippe, qui a officialisé sa candidature à l’élection présidentielle en septembre 2024, avait assumé ces derniers jours ses ambitions pour l’Élysée, n’y voyant aucune « contradiction » avec sa candidature aux municipales. Lors d’un meeting d’entre-deux-tours, il avait défendu des élus « enracinés« , qui comprennent « la réalité locale ». « La seule raison pour laquelle je pourrais cesser d’être maire du Havre, c’est si, en 2027, (…) je devenais président », a-t-il lancé, tout en concédant que « la tâche est difficile ». « Si c’était le cas, je ne crois pas que ce serait mauvais pour Le Havre », a encore estimé le patron d’Horizons. 

M.L. avec AFP

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