
Elle est la troisième ville la plus inégalitaire de France. Juste derrière Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) et Paris, selon les données 2025 de l’Observatoire des inégalités, Annemasse (Haute-Savoie) concentre près de 38 000 habitants sur un tout petit espace d’un peu moins de 5 kilomètres carrés ; soit 10 000 habitants de plus que dans les années 1990, ce qui a fait monter la densité à 7 600 habitants par kilomètre carré.
A moins de 2 kilomètres de la frontière avec la Suisse, vue comme un eldorado, à proximité de Genève et de son économie florissante, un quart de la population d’Annemasse change tous les six ans. Dans un contexte de forte abstention – moins d’un électeur sur deux se déplace –, une ère nouvelle s’annonce dans ce bastion historique de la gauche depuis 1977. Après trois mandats, le maire (divers gauche) sortant, Christian Dupessey, 80 ans, a en effet décidé de ne pas se représenter comme tête de liste.
Trois candidats se sont déclarés. Dominique Lachenal, 66 ans, actuelle troisième adjointe, défendra le bilan de la municipalité en place, tout en souhaitant ouvrir un « nouveau chapitre ». Gabriel Doublet, 48 ans, actuel président d’Annemasse Agglo et jusqu’ici allié de l’équipe de Christian Dupessey, a décidé de présenter sa propre liste, annoncée sans étiquette (lui-même étant encarté chez Horizons). Il s’est notamment associé à Maxime Gaconnet, qui, lui, s’était présenté contre l’équipe en place en 2020. S’il se dit « en phase sur beaucoup de sujets » avec la municipalité sortante, Gabriel Doublet regrette, en revanche, un certain « angélisme », notamment en matière de sécurité, peut-être le seul vrai point de désaccord entre les candidats.
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