mardi, mars 31

  • L’armée américaine a confirmé avoir utilisé pour la première fois au combat un nouveau missile balistique lors de l’opération « Epic Fury ».
  • Connu sous le nom de « Precision Strike Missile », celui-ci dispose d’une portée et d’une létalité accrues par rapport à son prédécesseur, l’ATACMS.

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Un mois de guerre au Moyen-Orient

Il a fait son baptême du feu à l’occasion de l’opération « Epic Fury » (nouvelle fenêtre). Comme à chaque conflit, la guerre au Moyen-Orient (nouvelle fenêtre) qui oppose l’Iran aux États-Unis et à Israël constitue un banc d’essai pour l’utilisation au combat d’armements nouveaux ou jusque-là méconnus. Début mars, le Commandement central des États-Unis (Centcom) a confirmé avoir utilisé un nouveau missile balistique tactique pour la première fois au combat. Son nom : le Precision Strike Missile (PrSM) ou « missile de frappe de précision » en français. 

Alors que le conflit au Moyen-Orient pousse Washington à utiliser ses munitions à un rythme soutenu, le ministère américain de la Défense a indiqué la semaine dernière avoir signé des accords avec des industriels de la défense pour mettre sa production de missiles « sur le pied de guerre ». Conçu par l’entreprise américaine Lockheed Martin, ce nouveau missile balistique à longue portée a reçu l’approbation « Milestone C », qui autorise un programme d’armement américain à passer de la phase de développement à la production et à son déploiement opérationnel. 

Une portée de plus de 400 kilomètres

Tiré lui aussi par le lanceur Himars, le Precision Strike Missile est le successeur de l’ancien système de missiles tactiques de l’armée américaine (ATACMS (nouvelle fenêtre)), longtemps réclamé par l’Ukraine aux États-Unis pour frapper les positions russes dans la profondeur. Avec une portée qui « dépasse 400 kilomètres », contre 300 kilomètres pour son prédécesseur, le Precision Strike Missile « représente un saut quantique dans les capacités de frappe de précision », indique l’armée américaine dans un communiqué. Des versions ultérieures du missile pourraient étendre sa portée future jusqu’à 1.000 kilomètres, précise-t-elle.

Selon une enquête du New York Times, ce nouveau missile développé par l’armée américaine, qui est « à peine sorti de la phase de tests des prototypes » et n’a même pas encore de nom officiel, a frappé un centre sportif dans la ville de Lamerd, en Iran, tuant 21 personnes, le 28 février dernier au premier jour de l’opération « Epic Fury ». La semaine dernière, Lockheed Martin et le département de la Défense ont annoncé un accord-cadre visant à quadrupler la capacité de production du PrSM. L’armée américaine n’a pas communiqué d’informations sur le nombre de missiles de ce type qui sont actuellement en production.

Matthieu DELACHARLERY

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