samedi, mars 21

  • Dans un communiqué commun, une vingtaine de pays dont la France exhortent l’Iran à mettre fin à ses attaques contre des « navires commerciaux », et plus largement à lever le blocage du détroit d’Ormuz.
  • Ils se disent prêts à participer à des actions pour « garantir la sécurité du passage dans le détroit », mais sans les détailler.
  • Ils exigent aussi un « moratoire immédiat et global sur les attaques d’infrastructures civiles ».

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L’Iran attaqué par les États-Unis et Israël : vers une quatrième semaine de guerre

Depuis près de trois semaines déjà, les regards sont rivés sur ce point de passage stratégique. Une vingtaine de pays, dont les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni, la France, le Canada et le Japon, se sont dits samedi 21 mars « prêts à contribuer aux efforts » nécessaires à la réouverture du détroit d’Ormuz (nouvelle fenêtre), bloqué de facto par l’Iran depuis le début de la guerre.

Dans un communiqué commun, ces pays, principalement européens, ont également condamné les récentes attaques iraniennes ayant visé des navires et des infrastructures pétrolières et de gaz (nouvelle fenêtre), demandant un « moratoire immédiat et global sur les attaques d’infrastructures civiles ». « Nous condamnons avec la plus grande fermeté les attaques récentes de l’Iran contre des navires commerciaux non armés dans le Golfe, (…) et la fermeture de facto du détroit d’Ormuz (nouvelle fenêtre) par les forces iraniennes », écrivent-ils, exprimant leur « profonde préoccupation face à l’escalade du conflit ».

« Une menace pour la paix et la sécurité internationales », s’inquiètent les pays

Les signataires exhortent l’Iran à « mettre immédiatement fin à ses menaces, à ses opérations de minage (nouvelle fenêtre) ainsi qu’à ses attaques par drones et missiles, ainsi qu’à toute autre tentative visant à entraver la navigation commerciale ». Ils affirment également être « prêts à contribuer aux efforts appropriés visant à garantir la sécurité du passage dans le détroit », sans davantage de précisions. « De telles ingérences dans la navigation internationale et la perturbation des chaînes d’approvisionnement énergétiques mondiales constituent une menace pour la paix et la sécurité internationales », déplorent-ils également.

L’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, le Danemark, la Lettonie, la Slovénie, l’Estonie, la Norvège, la Suède, la Finlande, la République tchèque, la Roumanie, la Lituanie, la Corée du Sud, la Nouvelle-Zélande, l’Australie et Bahreïn sont les autres pays signataires du communiqué.

Emmanuel Macron a évoqué cette semaine la possibilité d’un « cadre onusien » pour une future mission visant à sécuriser la navigation dans le détroit une fois que les armes se seront tues (nouvelle fenêtre). La France entend « tester les principaux partenaires, et en particulier les membres permanents du Conseil de sécurité » des Nations unies à ce sujet, a expliqué jeudi le président français. Il a réaffirmé que « la France était prête, avec d’autres nations, à prendre la responsabilité d’un système d’escorte de navires (nouvelle fenêtre) dans le détroit », mais pas à une « ouverture de force du détroit dans le contexte des opérations de guerre » en cours. 

Côté américain, l’armée a affirmé samedi avoir « réduit » la capacité de l’Iran à menacer la navigation dans le détroit d’Ormuz en bombardant cette semaine une installation souterraine abritant notamment des missiles de croisière. « Nous avons non seulement détruit l’installation, mais nous avons également anéanti des sites de renseignement et des relais de radar de missiles qui servaient à surveiller les mouvements des navires », a déclaré l’amiral Brad Cooper, à la tête du commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans une vidéo publiée sur X. 

M.L. avec AFP

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