mercredi, juillet 22

  • Le président américain a promis mardi de « s’occuper » des Houthis s’ils venaient à bloquer le trafic maritime en mer Rouge.
  • Alliés de l’Iran, ils menacent d’entraver le trafic de l’autre côté de la péninsule arabique, ce qui pourrait notamment faire grimper les prix du pétrole.

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Le conflit va-t-il s’étendre à la mer Rouge ? Donald Trump a assuré mardi 21 juillet que les États-Unis réagiraient contre les Houthis si le groupe de rebelles yéménites, allié de l’Iran, venait à tenter de bloquer le trafic maritime en mer Rouge. « Jusqu’ici ça n’est pas arrivé. Ça pourrait, mais on s’occupera de ça. Si quelque chose comme ça se produit, on s’en occupera. Vous savez, on a fait ça avec les Houthis auparavant et on n’a pas entendu parler d’eux depuis quelque temps », a déclaré le président américain devant la presse à la Maison Blanche, après une question sur le sujet.

Ce même jour, le président des États-Unis a assuré qu’il n’en avait « pas fini du tout » avec l’Iran, deux semaines après la reprise des hostilités. L’armée américaine a d’ailleurs lancé dans la soirée une nouvelle salve de frappes contre l’Iran, pour la onzième nuit consécutive. Téhéran riposte déjà aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des États-Unis et continue de verrouiller le stratégique détroit d’Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires. 

Ses alliés yéménites, les rebelles houthis, menacent pour leur part d’entraver le trafic de l’autre côté de la péninsule arabique. Si elle était maintenue, la menace houthie couperait l’accès aux ports d’Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d’Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde. Conséquence : le prix du baril de Brent, référence internationale, a terminé la séance au-dessus de 90 dollars pour la première fois depuis début juin.

Un précédent pendant la guerre à Gaza

Les États-Unis s’étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires. Les Houthis tirent parti du détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d’étranglement situé à son extrémité sud, que les navires doivent emprunter pour rallier le canal de Suez.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l’annonce houthie.  

La rédaction de TF1info avec AFP

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