mardi, mars 3

  • Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a expliqué ce mardi que l’armée française était mobilisée au Moyen-Orient suite aux opérations conduites par les États-Unis et Israël contre l’Iran.
  • Des opérations ont notamment été conduites par des Rafale au-dessus des bases françaises dans la région.

Suivez la couverture complète

Moyen-Orient : les États-Unis et Israël frappent l’Iran

Basés aux Émirats arabes unis, des avions Rafale ont conduit des « opérations de sécurisation du ciel » au-dessus de bases françaises au Moyen-Orient, touché par la guerre en Iran, a affirmé ce mardi 3 mars le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.

« Nous avons aux Émirats (…) cette base navale et cette base aérienne » à al-Dhafra, a évoqué le ministre, interrogé sur BFMTV sur une intervention d’avions français durant le week-end pour neutraliser des drones iraniens. « Ces Rafale et leurs pilotes sont mobilisés pour assurer la sécurité de notre emprise. (…) Ils ont conduit leurs opérations de sécurisation du ciel au-dessus de nos bases », a-t-il déclaré.

La France entend honorer ses engagements envers ses alliés

Après avoir affirmé plus tôt cette semaine que la France se tenait prête à venir en aide aux pays du Golfe (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Irak, Bahreïn, Koweït, Oman) et à la Jordanie touchés par le conflit, Jean-Noël Barrot a répété que Paris « ne se dérobera pas » à ses engagements envers certains de ces pays.

« Un hangar d’une base française aux Émirats arabes unis a été touché par un drone (dimanche, ndlr). Nous sommes là dans un pays avec lequel nous avons des accords de très longue date. Et dans une situation pareille, vous imaginez bien que les échanges se multiplient pour savoir comment à la fois le pays peut se défendre contre de futures attaques et comment la France peut protéger ses intérêts dans ce pays-là », a-t-il poursuivi.

Sur TF1, la ministre déléguée aux Armées, Alice Rufo, a quant à elle rappelé que la France dispose d’« accords de défense et de coopération avec plusieurs pays de la région ». « Lorsque ces pays doivent se défendre et sont l’objet de frappes indiscriminées, complètement disproportionnées de la part de l’Iran, (…) très concrètement ça veut dire qu’on rehausse la posture, c’est-à-dire qu’on répond à leur demande en matière de défense », a-t-elle souligné.

On note toutefois que Jean-Noël Barrot n’a pas pris position au sujet d’un éventuel déploiement de moyens militaires supplémentaires au Moyen-Orient. « La France est prête à se protéger, protéger ses ressortissants, protéger ses intérêts dans la région et ses partenaires. Elle dispose de moyens dont certains sont déjà disposés, parce qu’avant la guerre, il y avait des exercices ou des opérations dans la zone. D’autres sont à la disposition du chef de l’État pour, s’il le juge opportun, apporter ce niveau de réassurance, soit pour nous-mêmes (…) soit pour nos partenaires », a-t-il déclaré.

Réagissant à l’envoi du porte-avions Charles-de-Gaulle en Méditerranée, le représentant du gouvernement a fait savoir qu’il se trouvait en Atlantique Nord, comme prévu dans le cadre d’un exercice multinational, et qu’il n’avait « pas à (sa) connaissance » changé de route. 

TD avec AFP

Share.
Exit mobile version