- Un homme s’est présenté, lundi 1ᵉʳ juin en fin de journée, au commissariat de Sarreguemines en avouant avoir « étranglé » sa compagne, a indiqué le procureur de la République.
- Le corps de cette femme de 37 ans a été retrouvé sans vie, montrant « des traces de suffocation ».
- « Les éléments relatifs à la vie du couple », qui a un enfant de trois ans, « sont encore peu déterminés », selon le parquet.
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Violences faites aux femmes : la colère face à un fléau qui perdure
Les circonstances du drame sont encore floues. Une femme de 37 ans est décédée, lundi 1ᵉʳ juin au soir, à Sarreguemines (Moselle), et son conjoint a été placé en garde à vue depuis 20h15 « pour l’infraction de
meurtre par conjoint ou concubin
(nouvelle fenêtre)«
, a appris l’AFP mardi auprès du procureur Olivier Glady. L’homme s’est « présenté spontanément au commissariat local en avouant qu’il l’avait étranglée »
, a-t-il précisé.
Les faits se sont produits au domicile du couple, qui a un enfant de trois ans, a indiqué Olivier Glady dans un communiqué. Selon le quotidien régional Le Républicain Lorrain
(nouvelle fenêtre) et la radio locale Ici (nouvelle fenêtre), les policiers dépêchés sur place après l’aveu du compagnon ont retrouvé le corps de la victime sans vie sur le lit dans la chambre parentale.
« Des cris » entendus par les voisins
Les premiers éléments de l’enquête et la levée de corps ont permis de découvrir « des traces de violences entre les clavicules et le cou de la femme ainsi que des traces de suffocation pouvant (…) coïncider avec le scénario exposé par le conjoint »
, a ajouté le magistrat. « Aucune blessure de défense »
n’a été relevée et la mort a été estimée par le médecin légiste « aux alentours de 18 heures »
.
L’enquête de voisinage a permis d’apprendre qu’une voisine avait « entendu des cris »
provenant de l’appartement du couple « vers 17h30 »
. À ce stade, « les éléments relatifs à la vie du couple sont encore peu déterminés »
, selon le procureur. La famille était inconnue des services de police et de justice pour des faits de violences intrafamiliales (nouvelle fenêtre) et aucune plainte ni intervention au domicile du couple n’a été relevée par le passé. L’enquête, confiée au commissariat de police de Sarreguemines, est d’abord supervisée par le parquet de la ville, qui se dessaisira prochainement au profit de celui de Metz, s’agissant d’un meurtre.
Ce drame intervient quelques semaines seulement après une autre tragédie : début mai, un couple d’origine allemande, une femme et un homme, a été retrouvé sans vie à leur domicile, avec des blessures à l’arme blanche. Au vu des premiers éléments de l’enquête, le parquet de Sarreguemines avait suspecté un féminicide (nouvelle fenêtre) suivi du suicide du compagnon.
Selon les derniers chiffres officiels publiés en octobre, le nombre de féminicides conjugaux a augmenté de 11% en France entre 2023 et 2024, avec 107 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, avait alors jugé que la situation était « insupportable »
et avait assuré que la mobilisation des policiers et des gendarmes était « totale »
. « Les outils existent mais presque sept ans après le Grenelle (des violences conjugales de 2019, ndlr) ils sont inégalement déployés »
, a déploré quant à elle la Fondation des femmes, le mois dernier.




