mardi, février 17

Quatre hommes ont été interpellés, mardi 17 février, dans le cadre de l’enquête sur la mort de Quentin Deranque, ont fait savoir des sources sécuritaires au Monde, après les informations publiées par Le Parisien et l’Agence France-Presse (AFP). Un assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault figure parmi les suspects arrêtés. Le militant d’extrême droite de 23 ans est mort, samedi, deux jours après avoir été agressé, en marge de l’intervention de l’eurodéputée de LFI Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon.

Le nom du collaborateur parlementaire a été « cité par plusieurs témoins », avait rapporté, lundi, la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, en suspendant ses « droits d’accès » au palais Bourbon. La veille, le jeune homme avait démenti, via son avocat, « être responsable de ce drame » et avait dit se « tenir à la disposition de la justice ». Il s’était retiré de ses fonctions auprès de Raphaël Arnault « le temps de l’enquête », avait précisé Bertrand Sayn.

« On se déshonore lorsqu’étant contre la peine de mort, on ne calcule plus la portée de ses propres actes et que l’on frappe d’une manière qui de toute évidence comporte le risque d’infliger la mort », a déclaré Jean-Luc Mélenchon, mardi soir, lors d’une conférence intitulée « Le Moment politique » et diffusée sur ses réseaux sociaux. Avant de poursuivre, au nom de La France insoumise : « Quant à la violence, voici la raison pour laquelle nous ne la voulons pas : c’est qu’elle rabougrit. Notre stratégie fondamentale est celle de la démocratie, de l’adhésion du grand nombre à une cause, qui l’impose par son action de masse, par ses bulletins de vote. Dès lors la violence repousse, rabougrit, enferme. Et c’est pourquoi nous n’en voulons pas comme stratégie de lutte politique. »

Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a, de son côté, écrit au même moment, dans un message publié sur X : « La responsabilité morale et politique de Jean-Luc Mélenchon est immense : sa complicité avec les groupuscules d’ultra gauche, qu’il qualifie lui-même de “jeunes camarades”, a ouvert les portes de l’Assemblée nationale à des meurtriers présumés. »

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Le Monde avec AFP

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