mercredi, février 18

  • En examinant deux vidéos, Nivin Potros et Anne-Laure Banse ont pu éclairer le déroulé et les rôles de plusieurs individus impliqués dans l’agression mortelle subie par Quentin Deranque, le 12 février à Lyon.

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Mort de Quentin Deranque, 23 ans, violemment agressé à Lyon

Une équipe de LCI a minutieusement décortiqué deux vidéos tournées par des témoins lors de l’agression de Quentin Deranque, le 12 février à Lyon. Malgré leur mauvaise qualité, ces images apportent de précieuses informations sur le rôle qu’ont pu avoir les principaux suspects. Alors que onze personnes sont en garde à vue ce mercredi dans le cadre de l’enquête ouverte pour « homicide volontaire », nous avons pu identifier plusieurs individus en train de porter des coups au jeune homme, qui est décédé deux jours après cette agression. 

Vers 18h ce jour-là, en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, où il était venu assurer la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis, le militant nationaliste s’est retrouvé dans une rixe, rue Victor-Lagrange dans le 7e arrondissement de Lyon. Au cours de cet affrontement, il a fini au sol, inanimé, après avoir reçu de violents coups de poing et de pied de la part d’au moins six personnes, selon une vidéo de la scène, confirmée mardi par le procureur. 

Onze coups portés

L’individu A (que nous avons entouré sur la vidéo en tête de cet article en rouge) est identifiable avec son manteau kaki et un bonnet. Tout en filmant la scène, il porte au minimum trois coups dans la partie haute du corps de la victime. Un second (cerclé de jaune sous la lettre B), vêtu d’un pantalon blanc et d’un manteau kaki, s’en serait pris au visage de Quentin Deranque à trois reprises. L’individu C (cerclé en orange sur notre vidéo), portant un sweat à capuche noir, apparaît comme le plus violent : pendant près de vingt secondes, on le voit à califourchon sur l’activiste de 23 ans, qu’il frappe au moins à cinq reprises avant de se relever puis de revenir sur celui-ci qui est déjà à terre.

Un autre suspect (D, en bleu) ne porte pas de coups directs, en revanche, il semble tenir un objet métallique à la main. Une cinquième personne (E, cerclée en vert dans notre vidéo) ne frappe pas Quentin Deranque, mais son comportement interroge : on le voit tirer à plusieurs reprises le corps de la victime, sans que l’on puisse déterminer s’il cherche à l’évacuer ou à l’immobiliser.

Une autre personne apparaît très fréquemment sur les différentes vidéos renseignant le déroulé de cette journée. Nous l’avons cerclée en rose avec la lettre F. Elle porte notamment un sac en bandoulière et recouvre sa tête d’une capuche noire. Elle a d’abord été identifiée comme une certaine Blandine B., ce qui n’est en réalité pas le cas.

On l’a retrouve sur une autre vidéo, captée quelques minutes avant l’agression de Quentin Deranque. Il s’agit d’un affrontement entre deux groupes, les membres du service de sécurité du collectif Némésis et des membres de la Jeune garde, à un carrefour. On y repère aussi l’individu que nous avions identifié par la lettre C dans un rôle de meneur. 

Ces vidéos, aujourd’hui au cœur du travail d’enquête, attestent de la brutalité des coups – au moins 11 portés à un homme à terre – et d’un effet de groupe manifeste lors du drame. 

La rédaction de TF1info avec Nivin POTROS

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