
Deux nouvelles arrestations ont eu lieu mercredi 4 mars dans l’enquête sur l’agression mortelle de Quentin Deranque, un militant d’extrême droite radicale de 23 ans battu à mort à Lyon, a appris Le Monde dans la matinée, confirmant une information du Parisien.
Agés de 22 et 26 ans, ils ont été arrêtés dans la région lyonnaise et dans l’Aube, selon ces sources. « On pense désormais avoir tous ceux qui ont participé directement aux coups portés à Quentin Deranque », battu à mort le 12 février à Lyon, a précisé une source policière à l’Agence France-Presse.
Ces arrestations interviennent deux semaines après une première vague d’interpellations. Le procureur de la République de Lyon avait prévenu, le 20 février, qu’il restait « plusieurs personnes à identifier ». Sept personnes proches de la mouvance de l’ultra gauche ont déjà été mises en examen pour homicide involontaire et complicité. Plusieurs d’entre elles sont proches de la Jeune Garde antifasciste, fondée en 2018 à Lyon par le député « insoumis » Raphaël Arnault, et dissous en juin 2025.
Enquête ouverte sur la Jeune Garde
Quentin Deranque a succombé le 14 février à des blessures infligées deux jours plus tôt, alors qu’il était au sol, par plusieurs personnes masquées et cagoulées à la suite d’une bagarre entre des groupes de militants d’ultragauche et d’ultradroite en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan.
Une enquête a été ouverte à Paris le 25 février après un signalement du ministère de l’intérieur soupçonnant une reconstitution de la Jeune Garde, mouvement d’ultragauche dissous en juin 2025.
Cette « enquête pour participation au maintien ou à la reconstitution d’association ou de groupement dissous » a notamment été confiée à la Section de recherches (SR) de la gendarmerie de Paris, avait précisé le parquet. Ce délit fait encourir trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende, a-t-il précisé.




