jeudi, février 19
Lors d’une manifestation contre le Rassemblement national, après les résultats du premier tour des élections législatives anticipées de 2024, à Paris, le 3 juillet 2024.

La mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque, qui a succombé à ses blessures, samedi 14 février, deux jours après avoir été roué de coups en marge d’affrontements entre groupes radicaux à Lyon, provoque depuis une mise accusation de l’« extrême gauche », de l’« ultragauche » ou encore des « antifas » par une large partie de l’échiquier politique – du coprésident de Place publique (centre gauche), Raphaël Glucksmann, au leader du Rassemblement national (extrême droite), Jordan Bardella.

Certains de ces termes, vieux de plus de deux siècles, sont aujourd’hui employés tant à gauche qu’à l’extrême droite, souvent avec des sens éloignés de leur réalité historique. Les Décodeurs reviennent sur quatre qualificatifs régulièrement usités dans le débat public actuel, afin de mieux en comprendre l’histoire et l’usage contemporain.

« Extrême gauche »

L’extrême gauche regroupe, depuis le XIXᵉ siècle, les forces politiques situées à la gauche de la gauche réformatrice, qui prônent le renversement du capitalisme. C’est le Parti communiste français qui l’incarne jusqu’au Front populaire (1936) et son « institutionnalisation », d’après l’historien Sylvain Boulouque, spécialiste de l’anarchisme et de l’extrême gauche, et auteur de Communisme et syndicalisme dans la France de l’entre-deux-guerres (Cerf, 2026).

Il vous reste 83.62% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Exit mobile version