mardi, février 17
Le procureur de Lyon, Thierry Dran, lors de la conférence de presse sur l’enquête portant sur la mort de Quentin Deranque, au palais de justice de Lyon, le 16 février 2026.

Le procureur de la République de Lyon a confirmé l’extrême violence dont a été victime Quentin Deranque, 23 ans, militant d’extrême droite mort samedi 14 février, deux jours après une violente agression à Lyon. Selon Thierry Dran, l’autopsie pratiquée lundi matin a révélé que le jeune homme présentait « essentiellement des lésions à la tête ». Il a subi « un traumatisme crânio-encéphalique majeur » et « une fracture temporale droite ». Pour les experts médico-légaux, « ces lésions étaient au-delà de toute ressource thérapeutique, et mortelles à brève échéance ».

Le niveau de violence et leurs fatales conséquences ont décidé le parquet à poursuivre l’enquête criminelle sous la qualification d’« homicide volontaire », aggravée par trois circonstances : la réunion, la dissimulation des visages et l’usage d’armes par destination. Les faits visent notamment le ou les auteurs directs des coups. Les circonstances visiblement organisées ont poussé le parquet à élargir les investigations à l’association de malfaiteurs.

Le magistrat a refait la chronologie des faits, en se fondant uniquement sur les éléments de l’enquête. Jeudi, vers 17 h 30, sept jeunes femmes du collectif d’ultradroite Némésis ont déployé une banderole derrière l’institut d’études politiques (IEP) de Lyon, rue Raoul Servant, pour dénoncer la venue de l’eurodéputée Rima Hassan (La France insoumise, LFI). « Elles avaient au préalable demandé à un certain nombre de leurs amis de venir les aider en cas de violences. Néanmoins, ces derniers restaient à l’écart », a expliqué le procureur.

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