jeudi, février 19
Cérémonie d’hommage lors d’un rassemblement en soutien à Quentin Debranque, sympathisant d’extrême droite, à Nantes, le 18 février 2026.

Un hommage au militant nationaliste Quentin Deranque s’est tenu mercredi 18 février dans la soirée, sur le parvis d’une église de Nantes, peu après un « contre-rassemblement » antifasciste dans un autre quartier de la ville, rapidement interrompu par les forces de l’ordre.

La préfecture de Loire-Atlantique avait interdit plus tôt dans la journée toute manifestation jusqu’à jeudi dans un périmètre − n’incluant pas le lieu de l’hommage − pour éviter d’après elle des heurts entre les participants et des contre-manifestants antifascistes. Face à la basilique Saint-Donatien, près d’une statue de Jeanne d’Arc, au moins 150 personnes ont rendu hommage à Quentin Deranque à l’appel du collectif identitaire Némésis.

Le jeune homme de 23 ans a été frappé jeudi soir par plusieurs personnes encagoulées, en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, où il était venu assurer la sécurité de militantes de ce collectif. Une « bataille rangée » s’était déclenchée entre « membres de l’ultragauche et de l’ultradroite », selon une source proche du dossier, à la suite de laquelle le jeune homme s’était retrouvé isolé. Onze personnes ont été interpellées, dont l’assistant parlementaire d’un député de LFI.

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« Contre-rassemblement »

« Quentin aimait son pays et ses valeurs, l’extrême gauche l’a tué pour ça », a affirmé au porte-voix Mélissa, porte-parole du collectif Némésis à Nantes, qui n’a pas souhaité donner son nom de famille. Une minute de silence a été observée, avant une prière menée par un abbé de la chapelle traditionaliste nantaise du Christ Roi. De jeunes hommes, pour certains masqués, étaient positionnés au niveau des accès à la place sur laquelle se déroulait l’hommage.

Plusieurs dizaines de personnes s’étaient regroupées pour un « contre-rassemblement » un peu plus tôt dans la soirée à l’appel notamment de « l’Assemblée générale antifasciste de Nantes » en bordure du périmètre interdit aux manifestations, scandant « Ici, on ne blaire pas les nazis ». Ils ont rapidement été interrompus par l’important dispositif policier déployé sur place.

La préfecture avait délimité un périmètre d’interdiction de manifester afin, selon elle, d’éviter « d’éventuels affrontements entre les participants au rassemblement déclaré intitulé “Hommage à Quentin” (…) susceptible de réunir certains profils issus de l’ultradroite, et les participants d’une contre-manifestation annoncée par la mouvance antifasciste étudiante nantaise, non déclarée en préfecture », précise la préfecture. Les autorités mettaient en avant « un contexte local marqué par des affrontements entre militants d’ultragauche et d’ultradroite ».

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Syndicat d’extrême droite

Mardi, le préfet de la Haute-Garonne avait interdit « les rassemblements revendicatifs » dans l’hypercentre de Toulouse, jusqu’à ce soir minuit. Un rassemblement avait été déclaré pour 19 h 30 devant le palais de justice, selon un communiqué du préfet rapporté par France Bleu Occitanie.

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Avec le même objectif de « rendre hommage à Quentin », la section lilloise de l’Action française, appuyée par le syndicat étudiant La Cocarde – deux mouvements d’extrême droite –, avait annoncé mardi sur ses réseaux sociaux un rassemblement prévu pour mercredi à 19 heures, place Rihour à Lille. Selon La Voix du Nord, les organisateurs ont déclaré avoir sollicité la préfecture, qui n’avait pas interdit l’événement mardi après-midi.

Le même syndicat étudiant réclame également « Justice pour Quentin » à Rouen, où La Cocarde invite à un rassemblement jeudi 19 février devant le palais de justice de la ville, selon un communiqué publié sur les réseaux sociaux par la section rouennaise du syndicat étudiant. A ce stade, d’autres rassemblements sont prévus jusqu’à dimanche dans plusieurs villes de France comme Nice, Bordeaux ou Strasbourg.

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Le Monde avec AFP

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