lundi, février 16
Lors du rassemblement en hommage à Quentin D. à l’appel du groupuscule identitaire Les Natifs, à Paris, le 15 février 2026.

La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a dénoncé, lundi 16 février sur BFM-TV, la « responsabilité morale » de La France insoumise (LFI), qui « encourage depuis des années maintenant un climat de violence », après la mort, samedi, de Quentin D..

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Ce militant identitaire de 23 ans est mort après des affrontements, survenus jeudi, entre militants antifascistes et d’extrême droite, en marge d’une conférence donnée à Sciences Po Lyon par l’eurodéputée « insoumise » Rima Hassan.

Depuis, LFI est sous une pression intense, mise en cause par la droite et l’extrême droite. « C’est manifestement l’ultragauche qui a tué », a déclaré le ministre de la justice, Gérald Darmanin, dimanche, faisant écho aux propos de l’eurodéputée d’extrême droite Marion Maréchal tenus la veille. « La milice de Mélenchon et LFI a tué », avait-elle écrit sur X. « Ce n’est pas la police qui tue en France, c’est l’extrême gauche », avait assuré l’ex-ministre de l’intérieur Bruno Retailleau.

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« Tous les récits qui ont été faits dans les heures qui ont suivi n’ont aucun rapport avec la réalité », a répliqué, dimanche, le leader « insoumis », Jean-Luc Mélenchon, soulignant avoir « dit des dizaines de fois que nous étions hostiles et opposés à la violence ».

« La France insoumise a des liens avérés et assumés avec des groupes d’ultragauche extrêmement violents », a ajouté Maud Bregeon, lundi. Ceux qui ont voté pour LFI « doivent regarder en face ce qu’ils sont réellement derrière les discours, derrière les insinuations », a-t-elle dit. A un mois des municipales, la porte-parole du gouvernement a affirmé que sa « position personnelle » est « ni LFI ni RN » car « on ne combat pas un extrême par un autre ».

Conférence de presse du procureur à 15 heures

Il est « impensable » que la gauche « cultive le moindre doute » sur une « possible alliance avec La France insoumise » à la présidentielle de 2027, a pour sa part estimé, lundi sur RTL, l’eurodéputé Place publique Raphaël Glucksmann. « Il va falloir maintenant qu’on mette un terme à cette brutalisation du débat public », a-t-il ajouté, affirmant « une responsabilité de tous les dirigeants politiques qui attisent la haine, y compris ceux de La France insoumise ».

« Il y a aussi des morts causées par les milices d’ultradroite », a-t-il néanmoins reconnu. Soulignant que c’est le Rassemblement national qui « menace de faire basculer la France dans le camp trumpiste et dans le camp poutinien », Raphaël Glucksmann a promis d’être une « digue de défense de la démocratie, précisément parce que nous ne ferons aucune alliance avec des mouvements qui mettent à mal la démocratie, dont La France insoumise ». L’eurodéputé a cité Jean-Luc Mélenchon, Rima Hassan, les députés Raphaël Arnault et Thomas Portes, les accusant de « jeter de l’huile sur le feu » dans le débat politique.

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Le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, tiendra lundi à 15 heures une conférence de presse. Le magistrat pourrait faire des annonces, les services de police ayant « recueilli plusieurs témoignages significatifs ». Selon le parquet, « l’enquête s’oriente à présent sur l’identification des auteurs directs des violences correctionnelles et criminelles ».

Le Monde avec AFP

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