lundi, février 16
La députée européenne Marion Marechal et la députée RN Anne Sicard, avec plusieurs personnalités d’extrême droite, lors du rassemblement en hommage à Quentin D., à Paris, le 15 février 2026.

Une dizaine de personnalités d’extrême droite, de toutes obédiences, font face à l’historique campus de la Sorbonne, réunis à l’appel d’un groupuscule identitaire, Les Natifs. Ce collectif qui a pris la succession de Génération Identitaire dissous pour son racisme et sa violence, est fréquemment poursuivi en justice. La mort de Quentin D., tabassé dans les rues de Lyon vendredi 13 février par des hommes encore non identifiés, a ressoudé un camp rongé par les divisions et d’ordinaire soucieux de se distancier de ses militants ouvertement racialistes ou antisémites, qui ce jour officient comme organisateurs.

Accessoires fréquents du service d’ordre des manifestations d’extrême droite pour empêcher les photos, les parapluies protègent cette fois plusieurs centaines de têtes rassemblées dans le Quartier Latin. La foule, quasi-exclusivement masculine, draine bien au-delà des cortèges identitaires habituels. Ils sont de tous les âges, ceux qui ont bravé la météo pour écouter les discours d’hommage au militant de 23 ans, et entonnent « LFI assassin ! » ou « Justice pour Quentin ! », dans un climat de colère.

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