mercredi, juillet 8

Placé en garde à vue durant 48h avant d’être mis en examen dans l’affaire Lyhanna, Jérôme Barella avait été entendu par les gendarmes les 30 et 31 mai derniers, au lendemain de la disparition de l’enfant. Alors que des bribes de ces auditions ont été rendues publiques ce mercredi 8 juillet par nos confrères de franceinfo, ses avocates dénoncent un « manquement » et même « un délit ».

Me Sandra Vazquez et Me Éléonore Paré rappellent d’abord que leur client « est mis en examen du seul chef d’enlèvement et de séquestration d’un mineur de quinze ans, et d’aucun autre ».

Elles déplorent le fait que Jérôme Barella soit présenté « comme l’auteur de la mort de Lyhanna » ce qui, selon elles, « procède d’un amalgame que l’état de la procédure de permet pas et constitue une atteinte grave à sa présomption d’innocence ».

Les conseils de Jérôme Barella évoquent « des propos tronqués, sortis de leur contexte et présentés comme accablants », « livrés au commentaire médiatique (…) avant même que la juridiction n’en ait débattu ».

Un signalement au procureur de la République

Sachant que ces pièces sont « couvertes par le secret de l’enquête et de l’instruction », une « telle divulgation n’est pas un simple manquement: elle constitue un délit, puni jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende (articles 226-13 et 434-7-2 du Code pénal) », assurent Me Sandra Vazquez et Me Éléonore Paré.

Promettant de « mettre en œuvre l’ensemble des voies de droit afin que l’origine de cette fuite soit identifiée et que ses auteurs en répondent », les avocates annoncent « un signalement au procureur de la République et, s’il y a lieu, une plainte ».

Jérôme Barella est actuellement incarcéré à la prison de Mont-de-Marsan (Landes), à l’isolement. Le principal suspect dans la mort de Lyhanna a été extrait de sa cellule lundi pour assister à la perquisition de son domicile gersois.

L’autopsie du corps de l’enfant a amené « à conclure à la commission d’un viol sur la victime », selon le procureur d’Agen. Les examens réalisés n’ont toutefois pas permis de déterminer « avec certitude » la cause du décès.

Article original publié sur BFMTV.com

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