mercredi, mars 25

  • En Iran, les mobilisations contre la vie chère ont pris un tournant politique pour appeler à la fin de la théocratie chiite.
  • Le guide suprême a averti ce vendredi 9 janvier qu’il ne « reculerait pas » face au mouvement.
  • Le JT de TF1 vous montre les images.

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Le 13H

« Mort au dictateur ! » Ce cri résonne désormais aux quatre coins de l’Iran. Sur les images que montre la vidéo du JT de TF1 ci-dessus, tournées ce jeudi 8 janvier dans la soirée, les rues de Téhéran sont prises d’assaut par des milliers de manifestants, pour la douzième nuit d’affilée. Le mouvement, entamé fin décembre, protestait à l’origine contre la vie chère. Mais désormais, c’est la fin de la théocratie chiite et le départ du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, que les manifestants réclament.

Des panneaux de signalisation arrachés et brandis, des carcasses de voitures incendiées… Dans la vidéo du JT visble en tête de cet article, on voit des Iraniens arracher le portail d’un bâtiment officiel de Téhéran. Galvanisé par la foule, un homme tente de débrancher une caméra de surveillance. Sur d’autres images tournées mercredi à Qamayeh, la statue d’une figure des gardiens de la révolution est déboulonnée. Ailleurs, un cortège appelle au retour du chah, dernier monarque iranien renversé en 1979, et dont le fils vit en exil. 

Ce vendredi 9 janvier, nos équipes n’étaient pas en mesure de joindre leurs contacts sur place, en raison d’une coupure générale d’Internet. Les seules images parvenues sont celles d’une manifestation de soutien au régime, diffusées à la télévision d’État iranienne.

L’ayatollah sort du silence

La mobilisation populaire, qui a débuté le 28 décembre 2025, est la plus importante en Iran depuis celle déclenchée par la mort en 2022 de Mahsa Amini, arrêtée pour un voile prétendument mal ajusté. Des ONG accusent les autorités d’avoir ouvert le feu sur des manifestants, faisant au moins 45 morts. Le 6 janvier, le fils de l’ancien chah, Reza Palhavi, a apporté son soutien au mouvement.

L’ayatollah Ali Khamenei est sorti de son silence ce vendredi matin pour dénoncer « des vandales » ayant « détruit des bâtiments de leur propre pays juste pour plaire au président des États-Unis« . Le Conseil national de sécurité iranien a averti que le pouvoir judiciaire et les forces de sécurité ne feraient « aucun compromis avec les saboteurs ».

La veille, Donald Trump avait menacé de « frapper très fort » l’Iran si les autorités réagissaient en tuant des manifestants. La cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, a jugé ce vendredi que les violences contre les manifestants étaient « inacceptables » et appelé à rétablir Internet. De son côté, la diplomatie française a appelé les autorités iraniennes « à la plus grande retenue ».

IM | Reportage TF1 : E. LEFEBVRE, E. DUBOSCQ

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