lundi, juillet 6

Les retrouvailles entre Cristiano Ronaldo et l’Espagne, terre de son odyssée avec le Real Madrid, promettent du spectacle et des étincelles en huitièmes de finale de la Coupe du monde. D’autant plus que la légende portugaise, déjà 3 buts en 4 matchs au compteur, continue de susciter admiration et respect en Espagne, un pays avec lequel il reste étroitement lié.

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À Dallas, lundi 6 juillet, les Espagnols se trouveront face à un attaquant portugais pour qui chaque match du Mondial pourrait bien être le dernier sous le maillot national. Un scénario qui rappelle le Mondial 2006, quand l’Espagne gonflée à bloc avait croisé, déjà en huitièmes, les Bleus vieillissants d’une autre légende madrilène au crépuscule de sa carrière. Le journal Marca avait annoncé en une que la Roja allait « mettre Zidane à la retraite » et s’était bien trompé.

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CR7, une légende reconnue en Espagne

À voir l’admiration qu’ils vouent au natif de Madère, il semble peu probable de revoir un tel péché d’orgueil dans les médias espagnols. D’autant que plus les années passent, et plus le respect pour le Portugais n’a fait qu’augmenter, même chez les fans du Barça. Cristiano Ronaldo est aujourd’hui en Espagne « une figure incontestée du football », explique Antón Meana, journaliste de la Cadena Ser, habitué du Santiago-Bernabéu.

« Il se peut que des supporters de Barcelone le voient comme quelqu’un d’arrogant et d’imbu de lui-même, en le comparant à Messi, mais en Espagne, son professionnalisme ne fait pas débat », explique-t-il. « Barcelone regardera toujours différemment Messi et Ronaldo », confirme Juan Jiménez, rédacteur en chef du quotidien AS à Barcelone. « Mais au final, ce dernier est vu comme un rival redoutable avec une carrière exceptionnelle, surtout en termes de longévité. Au fil du temps, Cristiano a fini par être perçu avec beaucoup plus de respect. »

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À l’heure du bilan, les historiens du foot écriront que sa quasi-décennie madrilène (2009-2018) fut l’âge d’or du règne de CR7 conclue avec quatre Ligue des champions remportées en cinq saisons (2014, 2016, 2017 et 2018). Il est également le meilleur réalisateur de l’histoire du club avec 450 buts en 438 matchs et cinq fois Ballon d’Or sous les couleurs du Real.

« J’ai une affection toute particulière pour l’Espagne, ma famille est pratiquement espagnole », a justement déclaré dimanche 5 juillet le joueur lors de la conférence de presse d’avant-match. « Mes meilleurs amis sont espagnols. J’ai une maison ici, et des affaires. » Ce pays est en effet la principale terre d’investissement de celui qui a été en 2025 le footballeur le mieux payé au monde, avec un salaire de 230 millions de dollars et 50 millions de plus de revenus publicitaires selon Forbes.

Yamal et Ronaldo, le choc des générations

Ce huitième de finale sera aussi l’occasion pour lui de croiser la route du Barcelonais Lamine Yamal, génie précoce du club catalan et déjà vainqueur de l’Euro en 2024 avec la Roja à seulement 17 ans. Mais l’ailier espagnol a commencé la compétition au petit trot, diminué physiquement par une blessure à une cuisse qui lui a fait manquer la fin de saison avec le FC Barcelone.

Lamine Yamal « adore ce genre de match, être sous le feu des projecteurs », a déclaré dimanche le sélectionneur de l’Espagne, Luis de la Fuente. Il a expliqué que l’attaquant était également concerné par les tâches défensives, au même titre que ses partenaires. « Il est toujours prêt à travailler. Il sait que sa progression dépend de ces aspects-là. Je suis très satisfait de ce qu’il fait », a assuré le patron de la Roja, championne d’Europe en titre et prétendante naturelle à la couronne mondiale.

Présent plus tôt en conférence de presse, le capitaine et vétéran portugais Cristiano Ronaldo a de son côté conseillé à Lamine Yamal de ne pas prêter attention aux bruits venus de l’extérieur. « Si tu te focalises sur les critiques, tu es mort », a déclaré l’avant-centre aux 146 buts en 232 sélections, qui dispute sa sixième Coupe du monde. « Dans son cas, il faut qu’il s’y habitue le plus tôt possible s’il veut avoir une longue carrière. » Le ton est donné pour ce choc des étoiles mais aussi des générations.

Avec AFP 

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