Le Mexique est tombé de haute lutte dans son antre mythique, pour la toute première fois de son histoire à Mexico en Coupe du monde. Et si l’Angleterre a subi le bruit et la fureur du début à la fin du match dans une ambiance forcément hostile et assourdissante, elle a surtout chassé les fantômes du passé et prouvé qu’elle pouvait résister aux tempêtes les plus extrêmes.
Les Anglais avaient pourtant tout renversé en deux petites minutes en première période et fait passer un sacré frisson dans les tribunes. Après une percée de Declan Rice sur 50 mètres à droite, Bukayo Saka a déposé un centre devant le but que Jude Bellingham a repris d’une tête plongeante pour ouvrir le score (36e, 0-1) et infliger au Mexique le tout premier but encaissé dans cette édition. Les Mexicains n’ont même pas eu le temps de se remettre la tête à l’endroit, puisque le milieu anglais a surgi à nouveau dans la surface deux minutes plus tard pour s’offrir un doublé, cette fois du pied droit (38e, 0-2).
Maintenus en vie par la ferveur de 85 000 spectateurs déchaînés, les Mexicains ont montré qu’il ne fallait surtout pas les enterrer trop tôt et encore moins dans leur antre nationale. Julián Quiñones a profité d’un ballon mal dégagé par Konsa dans la surface pour réduire le score d’un coup de canon sous la barre (42e, 1-2). Raúl Jiménez a ensuite forcé Pickford à détourner un ballon qui retombait sous la barre pour éviter l’égalisation (45e+3), tout comme Bellingham qui est intervenu de justesse pour enlever le ballon du bout du pied à Montes qui s’apprêtait à armer au second poteau (45e+4). Le spectacle et la bataille faisaient rage à Mexico.
Quansah laisse l’Angleterre à dix
Les Anglais sont passés tout près d’assommer une nouvelle fois tout un peuple avec la frappe sur le poteau droit de Nico O’Reilly (49e). Mais alors que les hommes de Tuchel effectuaient un retour efficace sur la pelouse pour éteindre les ardeurs mexicaines, un tacle inconsidéré de Quansah sur Gallardo (54e) qui a réduit les Lions à dix et ouvert le champ libre à tous les espoirs pour le Mexique.
Mais dans un choc aussi effréné, les événements ne pouvaient que s’emballer et ne répondre à aucune logique. Rangel a ensuite été dépassé par son engagement en fauchant Gordon dans la surface après une déviation de Kane (58e). Sans trembler, le capitaine anglais a transformé cette offrande pour faire souffler son équipe (60e, 1-3) et s’offrir son 14e but en Coupe du monde.
Sauf qu’on allait vibrer jusqu’au bout dans ce huitièmes de finale, et lorsque l’arbitre a désigné une nouvelle fois le point de pénalty cette fois en faveur du Mexique, Raúl Jiménez s’est chargé de répondre à Kane et de réduire le score au cœur d’un Azteca en fusion (68e, 2-3).
Repassés à cinq derrière et retranchés devant leur surface, les Anglais se sont préparés à subir la tempête jusqu’au bout avec un temps additionnel qui s’annonçait gigantesque. Mais malgré la succession de centres et de tentatives envoyées devant le but de Pickford pendant vingt dernières minutes à sens unique, les joueurs d’El Tri n’ont pas trouvé la faille qu’ils leur manquait pour arracher la prolongation.
L’Angleterre retrouve les quarts pour la troisième édition de suite et affrontera la Norvège, tombeuse du Brésil plus tôt dans la soirée, le 11 juillet prochain.




