La Belgique tente une contre-attaque. À moins de 24 heures de leur huitième de finale face aux États-Unis, mardi 7 juillet, les Diables Rouges contestent la présence de Folarin Balogun, numéro 9 américain, sur le terrain malgré un carton rouge lors des seizièmes de finales de la Team USA contre la Bosnie-Herzégovine. La Fifa a annoncé, dimanche 5 juillet, alléger la sanction de l’attaquant, la faisant passer « d’un match de suspension ferme à un match de suspension avec sursis, assorti d’une période probatoire d’un an ».
Selon le site spécialisé The Athletic, la Fédération royale belge de football (RBFA) a fait appel, lundi 6 juillet, auprès de la Fifa. Quelques heures plus tôt, elle avait dit « examiner toutes les options potentielles » afin de « sauvegarder les droits légitimes de toutes les équipes participantes et de protéger les principes fondamentaux du fair-play dans notre sport ».
Outre-Quiévrain, la décision de la Fifa, perçue comme de la complaisance, ne passe pas du tout. La Fédération belge de football a partagé un long communiqué officiel se disant « stupéfaite de la décision de la Fifa ». Elle y remet en cause l’article du Code disciplinaire sur lequel s’est fondé le choix de l’instance internationale, l’article 27, en évoquant d’autres articles (64 et 10.5) qui disposent qu’un « carton rouge entraîne automatiquement une suspension pour le match suivant de l’équipe ».
Plusieurs personnalités politiques belges ont également exprimé leur incompréhension, voire leur colère. La ministre des sports Jacqueline Galant a ainsi déclaré que « la vraie force c’est de gagner avec fair-play (et en respectant toutes les règles) », tandis que le Parti socialiste belge dénonce une complaisance de la Fifa envers Donald Trump. « Adapter les règles pour faire plaisir à Trump, tenter de tricher pour gagner, quelle image déplorable de la Fifa, du mondial de foot et pour les États-Unis. »
Les joueurs belges et leur sélectionneur, Rudi Garcia, attendent que cette plaisanterie prenne fin. Le tacticien a manifesté dimanche son étonnement : « Je ne savais pas que dans les bureaux de la Fifa, le 5 juillet correspondait au 1er avril en Europe. »




