- Trois jours après l’élimination en barrage de la Coupe du monde, synonyme d’absence pour la troisième édition consécutive, plusieurs dirigeants de la fédération italienne ont déposé leur démission.
- Le pays se retrouve désormais sans tête à tous les étages de sa hiérarchie footballistique, alors que le gouvernement appelle à tout refonder.
Suivez la couverture complète
Coupe du monde 2026 : les Bleus en quête d’une 3e étoile
Il y a des défaites qui font mal et qui marquent pour longtemps. C’est ce qui semble arriver à l’Italie, éliminée mardi 31 mars au soir de la course au Mondial 2026 (nouvelle fenêtre) par la Bosnie-Herzégovine aux tirs au but. Les Azzurri menaient pourtant 1-0, avant que l’expulsion d’Alessandro Bastoni, leur défenseur central, juste avant la mi-temps, ne change le cours du match.
Résultat : l’Italie ne participera pas à une Coupe du monde pour la troisième fois consécutive, elle qui n’en a pas joué depuis 2014. Et les conséquences de ce fiasco (nouvelle fenêtre) n’ont pas tardé : dès jeudi, Gabriele Gravina, le président de la fédération, démissionnait. Un départ réclamé quelques heures plus tôt par le ministre italien des Sports en personne, Andrea Abodi, pour qui « il est évident pour tous que le football italien doit être refondé ».
Dans la foulée, Gianluigi Buffon, le gardien légendaire des Azzurri avec ses 176 sélections, depuis reconverti en manager de la sélection, annonçait lui aussi son départ.
Démissions à répétition
Vendredi, c’est la troisième tête de la hiérarchie du football italien qui claquait la porte à son tour : le sélectionneur Gennaro Gattuso (nouvelle fenêtre), en poste depuis fin 2025 en remplacement de Luciano Spalletti, lui aussi déjà démis de ses fonctions… après la déroute de l’Italie à Oslo (3-0) en ouverture des éliminatoires pour le Mondial 2026.
« Le cœur lourd, sans avoir atteint l’objectif que nous nous étions fixé, je considère mon expérience sur le banc de la Nazionale comme terminée
, a annoncé Gattuso dans un communiqué publié par la fédération. Le maillot azzurro est le bien le plus précieux qui existe dans le football. (…) Ce fut un honneur de pouvoir diriger la Nazionale et de le faire avec un groupe de garçons qui ont montré de l’engagement et un véritable attachement au maillot. »
Reste désormais à tout reconstruire pour cette sélection, pourtant vainqueure à quatre reprises de la plus prestigieuse compétition de la planète, dont la dernière en 2006, et de l’Euro en 2021. Pour remplacer Gennaro Gattuso à la tête de l’équipe, la presse italienne cite ce matin deux noms bien connus dans la péninsule : Antonio Conte d’abord, l’ancien sélectionneur entre 2014 et 2016, et actuellement entraîneur de Naples. Massimiliano Allegri ensuite, le technicien de l’AC Milan et habitué des grands clubs italiens.
Mais il faudra pour cela attendre, car la fédération n’a donc plus de président, et le scrutin pour élire le successeur de Gabriele Gravina n’est programmé que… le 22 juin. Il ou elle aura alors pour mission d’entamer cette grande reconstruction du football italien, sport roi dans le pays, et d’affronter deux premiers rendez-vous : des matchs amicaux en juin contre des adversaires encore à déterminer.




