
C’est une icône de culture populaire quasi centenaire qu’a entrepris de mettre à l’honneur l’éditeur Glénat (via son fonds pour le patrimoine et la création) à travers une exposition qui raconte Mickey Mouse sous toutes ses coutures. Présentée au public jusqu’au 18 avril au cœur du couvent Sainte-Cécile, bel écrin de la galerie Glénat à Grenoble, en écho à l’exposition du musée de la ville « Epopées graphiques », consacrée à la BD, elle esquisse en filigrane les prémisses d’un studio Disney devenu empire.
Les liens entre la maison d’édition grenobloise et la petite souris américaine ne semblent pas aller de soi. Jacques Glénat, le patron, est pourtant un grand amateur de Mickey – certains précieux imprimés détenus par le fonds sont d’ailleurs exposés dans le parcours. Et depuis 2016, une collection née d’un partenariat entre Disney et Glénat propose à des auteurs européens comme Loisel, Cosey ou Lewis Trondheim d’inventer des péripéties inédites à des personnages de Disney.
Le commissariat confié à Bruno Girveau, fin connaisseur de Disney et ancien directeur du Palais des Beaux-Arts de Lille, épaulé par Pierre Lambert, spécialiste des studios californiens pour la partie cinéma, a divisé le bref parcours d’exposition en trois grandes parties. Quelque 180 pièces y sont présentées, dont une grande majorité d’originaux provenant de collections privées, jamais exposés au public.
Il vous reste 68.1% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




