lundi, février 9
Des ouvriers examinent du minerai dans une mine de tungstène exploitée par Trinity Metals Group, au nord-ouest de Kigali, au Rwanda, le vendredi 23 mai 2025.

Bien inspiré celui qui, il y a dix ou quinze ans, aurait prédit que les mines – secteur à la sombre réputation sociale et environnementale, et à l’image souvent archaïque – allaient s’imposer en axe majeur du développement de l’Afrique, poussées par la demande vertigineuse en métaux qui accompagne la digitalisation des économies, l’essor de l’intelligence artificielle et la transition énergétique. La demande mondiale, notamment de ceux dits « stratégiques » ou « critiques », va quadrupler d’ici à 2040 selon des prévisions de l’Agence internationale de l’énergie. Et déjà les prix s’envolent, la compétition s’aiguise.

C’est dans ce contexte que la principale conférence minière africaine, « Mining Indaba », organisée annuellement au Cap, en Afrique du Sud, grand pays minier, s’ouvre, lundi 9 février, dans une effervescence toute particulière. « Les mines sont de nouveau sexy », s’enthousiasme Menzi Ndhlovu, analyste senior et fin connaisseur du secteur chez Signal Risk, à Johannesburg. Selon lui, l’édition 2026 de ce raout rassemblant entreprises, gouvernements, experts et ONG fait l’objet d’« intérêts bouillonnants ». Plus de 10 000 participants sont attendus, selon l’organisation, sans préciser si ce chiffre est en hausse.

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