
De brèves échauffourées entre agriculteurs et policiers ont fait cinq blessés, selon les pompiers, mardi 27 janvier dans la matinée, dans le centre de Toulouse, où une centaine de manifestants protestaient contre le traité de libre-échange avec le Mercosur et la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse (AFP).
Réunis à l’appel de l’intersyndicale agricole Coordination rurale-Confédération paysanne-Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA), des manifestants ont brièvement jeté des chaises sur les forces de l’ordre, qui ont de leur côté tiré des gaz lacrymogènes, après que le cortège a tenté d’emprunter un itinéraire non autorisé par la préfecture.
« C’est de la provocation, on a été bousculés », a déclaré Eloi Nespoulous, coprésident de la Coordination rurale (CR) de l’Aveyron, annonçant à l’AFP que la CR serait reçue en préfecture dans l’après-midi.
« Manque de considération »
Les incidents, qui ont duré quelques minutes, ont laissé la place à un face-à-face tendu entre les policiers et les manifestants sur une place du centre-ville, encadrée par une dizaine de fourgons de police. Un manifestant a été interpellé, selon un photographe de l’AFP.
« Interdire aux paysans de venir en tracteurs (…), c’est un manque de considération », a déclaré à l’AFP le secrétaire général de la FDSEA de Haute-Garonne, Luc Mesbah, selon lequel cinq agriculteurs ont été placés en garde à vue en périphérie de Toulouse, où des manifestants ont été bloqués par les forces de l’ordre avec leurs tracteurs.
La préfecture de Haute-Garonne a confirmé ces six interpellations, « dont cinq pour refus d’obtempérer aggravé (usage de tracteurs face aux forces de l’ordre avec mise en danger), une pour rébellion et violences aggravées sur forces de l’ordre », selon un communiqué.
« C’est la dermatose qui a mis le feu aux poudres, et on va continuer jusqu’à ce qu’on nous entende », a déclaré à l’AFP Jean-Philippe Causse, membre de la Coordination rurale de l’Aveyron, lors de la manifestation. « On est contre l’abattage [systématique des troupeaux en cas de DNC] et pour l’arrêt des traités de libre-échange », a ajouté Jonathan Kirchner, secrétaire général de la Confédération paysanne de Haute-Garonne, « c’est de la concurrence déloyale. »
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L’Inde et l’Union européenne (UE) ont officialisé, mardi, la conclusion d’un vaste accord de libre-échange commercial qui, au terme de vingt ans de négociations, va créer « une zone de libre-échange de deux milliards de personnes ». Le Parlement européen a saisi, mercredi, la Cour de justice de l’UE pour vérifier la légalité du traité avec le Mercosur, ce qui suspend le processus de ratification pendant un an et demi.




