mardi, mars 24

  • Dominique Schelcher, PDG de Coopérative U, était l’invité de la matinale de TF1 ce mercredi 7 janvier.
  • En cas de signature du traité Mercosur, le patron promet que les enseignes du groupe « n’importeront pas » des produits venus d’Amérique latine s’ils sont déjà disponibles en France.

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Dermatose nodulaire, Mercosur : les agriculteurs mobilisés

Une fin des négociations imminente. La Commission européenne devrait acter dans les prochains jours la signature de l’accord commercial avec les pays latino-américains du Mercosur. Un accord extrêmement contesté par les agriculteurs en France, qui multiplient les actions pour afficher leur colère sur le sujet. Leur crainte ? Subir une concurrence déloyale vis-à-vis des produits venus d’Amérique du Sud. Ils pointent en particulier le fait que fruits et légumes pourraient avoir été traités dans ces pays avec des substances interdites au sein de l’Union européenne.

Invité de « Bonjour ! La matinale TF1 » ce mercredi 7 janvier, le PDG de Coopérative U, Dominique Schelcher, s’est dit « complètement d’accord » avec les revendications des agriculteurs. « Le sujet important, c’est de protéger nos agriculteurs« , estime le patron. « Il n’est pas possible d’importer en France un produit (…) d’Amérique du Sud qui aurait des conditions de production moindres que celles qu’on exige en France.« 

Pas de pommes ou de viande sud-américaine chez Coopérative U

Dans ces conditions, Dominique Schelcher a répété ce mardi un engagement pris au nom de son groupe. « On n’importera pas – dans ce qu’on peut maîtriser directement – de ces produits d’Amérique du Sud concernés par ce traité, s’il est signé« , a souligné le PDG. Seule condition : que ces articles soient « disponibles » au sein de la production française pour se fournir. 

Ainsi, les clients ne pourront pas par exemple trouver de pommes venues d’Amérique du Sud dans les rayons de Coopérative U en cas de signature du Mercosur. Même logique pour la viande, disponible en grande quantité dans l’Hexagone. À l’inverse, mangues ou avocats, peu produits en France, seront toujours importés du continent sud-américain pour être vendus en magasin. « Ça on continuera d’en avoir besoin« , explique Dominique Schelcher. 

Ce mercredi, la France a officiellement suspendu l’importation de produits agricoles traités avec certaines substances interdites dans l’Union européenne. La mesure, publiée au « Journal officiel », concerne des fongicides et herbicides utilisés pour traiter des fruits, légumes et céréales. « La présente interdiction prend fin dès l’entrée en application de mesures appropriées par la Commission européenne ou à défaut un an après son entrée en vigueur« , précise par ailleurs l’arrêté.

T.A.

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