jeudi, septembre 3

  • Présents en masse sur les littoraux, les mouettes et les goélands partagent une ressemblance physique frappante.
  • Mais il est tout de même possible de les différencier grâce à plusieurs détails.
  • L’albatros, semblable aux deux premiers oiseaux, peut lui aussi être confondu.

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On les retrouve en nombre sur les littoraux, notamment en Bretagne. Mais les mouettes et les goélands sont aussi présents… à Paris, et il y a une raison. « Ces espèces sont, à l’origine, des oiseaux de bord de mer, explique Xavier Japiot, expert Biodiversité à la Ville de Paris, sur le site de la mairie. Petit à petit, elles se sont installées à l’intérieur des terres pour s’abriter des grands froids hivernaux et trouver plus aisément de la nourriture. » Mêmes caractéristiques, mêmes habitudes, même localisation… Alors, comment différencier une mouette d’un goéland ?

Les différences entre la mouette et le goéland

Vus d’en bas, les deux se ressemblent à s’y méprendre : la mouette et le goéland font partie de la même famille d’animaux, les laridés, ce qui explique leurs points communs. Ils ont un corps blanc et gris élancé, des ailes pointues et des pattes palmées. De plus, ils vivent souvent en groupes et partagent la même alimentation : poissons, petits animaux, œufs, déchets.

Mais la mouette et le goéland ne sont pas identiques. Pour les différencier, il faut d’abord regarder la taille. Selon la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), la mouette ne dépasse pas « 1 m d’envergure » alors que le goéland peut atteindre « 1,5 m d’envergure ». Leur silhouette n’est donc pas la même dans les airs. De plus, pour faire la différence entre les deux, il faut aussi et surtout tendre l’oreille. En effet, le cri de la mouette se rapproche du rire humain tandis que celui du goéland est généralement très strident et désagréable. 

Si vous avez l’occasion de voir une mouette et un goéland de plus près, vous pourrez constater que leur bec n’est pas le même. L’une a un petit bec, pointu et fin, qui est généralement rouge, tandis que l’autre a un bec crochu qui est plutôt orange. « En Bretagne, si vous voyez un bec orange au point rouge, c’est sûr que c’est un goéland, résumait Hélène Mazière, chargée d’études à Bretagne Vivante, la société pour l’étude et la protection de la nature en Bretagne, pour Actu.fr en août 2023. Le point rouge sert de cible au bébé. Il tape dessus pour indiquer qu’il a faim. »

Qu’en est-il de l’albatros ?

Un troisième oiseau blanc et gris peut être aperçu sur les bords de mer : l’albatros. S’il partage des points communs avec la mouette et le goéland, comme le mode de vie, le plumage, le vol plané, l’alimentation et les pattes, il est en réalité totalement différent des deux autres.

L’albatros appartient à la famille des diomédéidés et peut atteindre une envergure de 3,5 m. On peut le retrouver dans les océans du Sud, comme le Pacifique, et parfois dans l’Atlantique Nord, et il peut vivre jusqu’à 60 ans, contre 10 à 30 ans selon les espèces pour les mouettes et les goélands. Depuis 2012, « 18 des 22 espèces d’albatros » sont menacées d’extinction, comme l’indique l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) sur son site Internet.

Hugo QUENNEHEN pour TF1 INFO

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