vendredi, janvier 16

Mission d’information parlementaire, enquêtes journalistiques, rapport de la répression des fraudes… les dérives de l’enseignement supérieur privé lucratif ont beau être de plus en plus documentées, aucun projet de régulation de ce secteur n’a pour l’instant abouti. Mathis d’Aquino, chercheur en sciences politiques à Sciences Po Bordeaux, pointe les blocages actuels, au premier rang desquels l’influence de grands groupes privés, sur les dynamiques politiques.

Depuis plusieurs années, l’enseignement supérieur privé lucratif est sous le feu des critiques. De quoi parle-t-on ?

Ce secteur est apparu dans les années 2010. A l’époque, des fonds d’investissement éducatifs cherchent à investir en France. Leur première idée est de le faire dans l’enseignement secondaire privé, mais celui-ci est très verrouillé – il est essentiellement représenté par le privé catholique à but non lucratif. Des cabinets de conseil vont alors leur suggérer de se tourner vers l’enseignement supérieur. Les trois premiers grands groupes à apparaître sont Galileo Global Education, Omnes Education et Eduservices. Ils vont grossir en rachetant des établissements en difficulté.

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