dimanche, août 16

Avec notre correspondant à Port-Louis, Patrick Hilbert

Maurice renforce son statut dans le top 3 des puissances maritimes africaines, avec 147 000 km² d’espace maritime supplémentaire reconnus par les Nations unies autour de Rodrigues.

Un espace qui s’ajoute aux 2,3 millions de km² de zone économique exclusive de Maurice et aux 396 000 km² d’espace maritime cogéré avec les Seychelles.

Les fonds marins de cette zone offrent un fort potentiel minéral, selon Rezah Badal, directeur du Département du plateau continental au Bureau du Premier ministre. « Pour nous, encore une fois, c’est une avancée historique, et je pense que, si ce n’est pas ma génération, ou une génération après, mais c’est tout le futur de Maurice qui va en bénéficier ».

Il faudra encore attendre pour exploiter ces richesses

Mais l’exploitation est encore lointaine. Il faut d’abord adapter le droit mauricien, établir les règles de gestion et surtout garantir la protection de l’environnement marin avant de lancer l’exploration.

Pour les autorités, cette décision ouvre donc surtout un chantier de long terme, avec des retombées possibles pour la recherche, la gouvernance maritime et l’économie, selon Rezah Badal. « En ce qui concerne le massive sulfite, le cobalt, le zinc, ou même le manganèse, dans ce genre de régions, ce sont des bassins océaniques, c’est ça le potentiel qu’il faut regarder maintenant ».

Cette évolution renforce le rôle stratégique de Maurice dans l’océan Indien, où son espace maritime devient un enjeu clé de souveraineté.

À lire aussiForum sur l’économie et la finance bleue: les pays insulaires africains face à l’urgence

Share.
Exit mobile version