- Un homme a découvert jeudi les corps sans vie de ses parents chez eux à Val-de-Livre (Marne).
- Sa mère était allongée au sol tandis que son père était pendu dans la grange.
- Une enquête a été ouverte par le parquet de Reims.
C’est aux alentours de 21h jeudi soir que cet homme a décidé de se rendre au domicile de ses parents, dont il n’avait pas de nouvelles depuis le matin. À son arrivée sur place, le fils inquiet de ce couple, âgé de 61 et 60 ans, a constaté que les portes étaient verrouillées.
Contraint de casser la porte pour rentrer, le témoin a découvert successivement les corps sans vie de sa mère, puis de son père. « L’épouse était allongée au sol sur le dos, les mains croisées sur la poitrine, recouverte d’un drap, et elle présentait une blessure au crâne et des traces de strangulation. Son époux était pendu dans la grange au milieu d’un gîte exploité par la famille, à une dizaine de mètres »
, détaille le procureur de la République François Schneider ce vendredi soir dans un communiqué.
Des taches de sang retrouvées sur un manche de poêle
Une enquête a été ouverte par le parquet de Reims pour « homicide volontaire sur conjoint » après des constatations faites au domicile du couple, notamment « la présence d’un manche de poêle de cuisine entouré d’une couette portant des taches de sang, ainsi que des petites taches de sang sur le canapé ».
Le couple était en cours de séparation, séparation qui était très conflictuelle. Le mari était en dépression et avait par ailleurs fait une tentative de suicide récente. « Aucune plainte n’avait été déposée dans ce dossier par l’un ou l’autre des époux, et aucune procédure de divorce n’avait été lancée par l’un ou par l’autre »
, précise le procureur.
Une « mort par asphyxie manuelle »
L’autopsie de la sexagénaire défunte a eu lieu ce vendredi. « Elle a conclu à une mort par asphyxie manuelle, donc par strangulation, qui correspond à la thèse du meurtre suivi du suicide »
, annonce François Schneider.
L’enquête se poursuit avec les auditions des membres de la famille. « Il est probable qu’au terme des investigations, la procédure sera classée sans suite, sauf éléments nouveaux, pour extinction de l’action publique par le décès de l’auteur »
, conclut le magistrat.











