mercredi, juillet 8

  • Malgré sa condamnation, Marine Le Pen sera bien candidate à l’élection présidentielle, a-t-elle annoncé ce mardi soir dans le 20H de TF1.
  • Une décision qui suscite de nombreuses réactions politiques.
  • En duplex du siège de Renaissance, Gabriel Attal a pointé la « dimension morale » d’une candidate « condamnée à deux reprises ».

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Le 20H

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Après que Marine Le Pen a annoncé être candidate à l’élection présidentielle malgré sa condamnation ce mardi 7 juillet par la Cour d’appel de Paris, le secrétaire général de Renaissance et candidat à l’élection présidentielle n’a pas mâché ses mots dans le 20H de TF1. « On a une responsable politique condamnée à deux reprises à de la prison ferme pour détournement de fonds publics, qui fait le choix d’être candidate à l’élection présidentielle. Moi, j’appartiens à une nouvelle génération politique pour qui l’exemplarité, la probité, c’est probablement les valeurs les plus importantes. Et ce n’est pas pour nous des mots. Quand vous aspirez à être président de la République et donc à garantir aux Français que vous allez faire respecter les lois, que vous allez faire respecter les règles, évidemment qu’il y a une dimension morale dans cette situation à se présenter alors même qu’on a été condamné et qu’on a un casier judiciaire avec de la prison ferme pour détournement de fonds publics », a fustigé Gabriel Attal.

Le choix du Rassemblement national, c’est un choix qui nous emmènerait dans le mur.

Gabriel Attal, secrétaire général de Renaissance

Quant à savoir si Marine Le Pen sera une candidate plus dangereuse que Jordan Bardella, Gabriel Attal ne fait pas de différence. « Vous savez, c’est le même parti. C’est un parti, comme d’ailleurs la France insoumise, qui prospère sur les ruines d’un système politique, économique, institutionnel qui est à bout de souffle. Et moi, je veux changer ce système. Quel que soit le candidat, le sens de mon engagement en politique, c’est évidemment de barrer la route aux extrêmes, mais je veux le faire différemment. Je veux le faire en proposant un projet d’espoir, un projet de rassemblement aux Français », tranche-t-il.

Pour s’en convaincre, l’ancien Premier ministre pointe les arguments ressassés par le Rassemblement national. « On a probablement en France les plus belles pages à écrire dans les années à venir. C’est possible, à condition de faire des choix. Le choix du Rassemblement national, c’est un choix qui nous emmènerait dans le mur. Ils veulent taxer l’épargne des Français pour financer la retraite à 60 ans. Ils veulent nous sortir de l’Europe au moment où on est en pleine compétition avec les États-Unis et avec la Chine. Ils veulent nous soumettre aux pires autocrates de la planète. Et les Français feraient confiance à ce chemin-là, je n’y crois pas une seule seconde. On va battre la France insoumise et le Rassemblement national à l’occasion de cette élection présidentielle », conclut-il.

Quand on est condamné par la justice, on ne peut pas devenir demain celui ou celle qui garantit les droits des autres.

Olivier Faure, secrétaire national du Parti socialiste

Le maintien de la candidature de Marine Le Pen a été vertement critiqué par d’autres concurrents à l’Élysée. Pour Olivier Faure, le secrétaire national du Parti socialiste, « Marine Le Pen, maintenant, est seule devant sa conscience ». « Quand on est condamné par la justice, on ne peut pas devenir demain celui ou celle qui garantit les droits des autres », a-t-il affirmé dans la vidéo ci-dessous. 

Quant à François Ruffin, candidat « Debout ! » à l’élection présidentielle, il estime qu’on est « dans la République des bracelets électroniques ». « Marine Le Pen, non seulement avait déclaré qu’elle ne ferait pas campagne avec un bracelet, mais par ailleurs qu’elle était pour l’inéligibilité à vie – et c’était dans son programme – des politiques condamnés pour des faits de corruption, de détournement de fonds », a-t-il martelé.

Réactions politiques au maintien de la candidature de Marine Le PenSource : TF1 Info

Enfin, Frédéric Valletoux, député (Horizons) et soutien d’Edouard Philippe, a déclaré que « la Cour d’appel a condamné une deuxième fois le Rassemblement national et plusieurs de ses responsables, dont Marine Le Pen, dans un scandale de détournement de grande ampleur ». « Il faudra quand même expliquer aux Français comment elle imagine pouvoir concilier ça avec une candidature », a-t-il ajouté.

Virginie FAUROUX

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