Au lieu de proclamer la victoire ou de clarifier sa stratégie dans la guerre en Iran, le président américain a promis de nouvelles attaques au cours des deux à trois prochaines semaines, ravivant les craintes d’une poussée de l’inflation et d’un ralentissement de la croissance économique.
Les espoirs d’une fin du conflit en Iran ayant été douchés, les cours des actions en Europe et en Asie ont reculé, tandis que les prix du pétrole repartaient à la hausse jeudi matin. Le Brent, référence internationale, gagnait près de 8 % pour dépasser 109 dollars le baril vers 13 heures (heure d’Europe centrale). Dans le même temps, le WTI, référence américaine, progressait de 8,2 % à 108,30 dollars le baril.
Dans son allocution en prime time aux Américains, Donald Trump a déclaré : « Nous allons les frapper extrêmement fort au cours des deux à trois prochaines semaines. Nous allons les ramener à l’âge de pierre, là où ils appartiennent. »
Le président américain a promis de nouvelles frappes contre les installations énergétiques en l’absence d’accord avec Téhéran. Trump a également affirmé que les États-Unis allaient « terminer le travail » en Iran prochainement, car « les principaux objectifs stratégiques sont en passe d’être atteints » et que les opérations militaires pourraient s’achever rapidement.
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Trump n’a pas évoqué l’échéance qu’il a fixée à l’Iran pour la réouverture du détroit d’Ormuz, voie maritime cruciale pour le transport mondial de pétrole et de gaz, après avoir plus tôt menacé de frapper les infrastructures énergétiques du pays si le détroit n’était pas rouvert. Il n’a pas non plus présenté de voie claire pour mettre fin aux perturbations de l’offre qui ont fait flamber les prix de l’énergie.
« Le marché a exprimé sa déception, car le discours du président Trump était bien en deçà de ce qu’il attendait », explique Takashi Hiroki, stratège en chef chez Monex à Tokyo. « Il n’y avait aucun détail concret sur la fin des hostilités avec l’Iran. »
« Ce que le marché veut, c’est un cadre clair pour un cessez-le-feu », ajoute-t-il.
Les principaux indices européens ont ouvert en baisse jeudi matin et n’ont pas réussi à se reprendre dans les heures suivantes. En début d’après-midi, le FTSE londonien cédait 0,4 %, le CAC 40 parisien reculait de 1 %, tandis que le DAX de Francfort perdait 1,8 %. À la même heure, les grands indices de Milan et Madrid reculaient respectivement de 1,2 % et 1,1 %.
Parmi les plus fortes hausses figuraient ENI S.p.A., dont le cours gagnait près de 4 % vers 13 heures (CET), et TotalEnergies, qui progressait de plus de 2,8 %. À l’inverse, Deutsche Telekom chutait de 5,8 %, et Schneider Electric, Infineon Technologies et Deutsche Bank comptaient également parmi les plus fortes baisses, avec des replis compris entre 3,7 % et 5 %.
L’euro cédait près de 0,7 % face au dollar américain, le taux de change s’établissant à 1,1513.
En Asie, les principaux indices boursiers ont également terminé la séance sur de lourdes pertes. Le Nikkei 225 de Tokyo a reculé de 2,4 %, tandis que le Kospi sud-coréen a chuté de 4,5 %.
À Hong Kong, le Hang Seng a perdu 1,1 %, tandis que l’indice composite de Shanghai a reculé de 0,7 %.
Les contrats à terme américains reculaient de 1,1 % à 1,6 %.
Les cours de l’or et de l’argent ont également baissé. L’or perdait 3,4 % à 4 651,40 dollars l’once, tandis que l’argent reculait de 6,6 % à 71,60 dollars l’once.
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