Avec notre correspondante à Ankara, Anne Andlauer
Pour les dirigeants turcs, les manifestations en Iran sont une source d’inquiétude. Pour Ankara, il n’est donc pas question d’encourager la contestation ou d’appeler à sanctionner la République islamique pour la violence de sa répression.
La Turquie espère plutôt un retour au calme. C’est certainement ce qui explique que son ministre des Affaires étrangères ait choisi jusqu’ici de minimiser l’ampleur de la contestation. Hakan Fidan a en effet estimé que « les manifestations actuelles sont d’une ampleur bien moindre » que les précédentes. Le chef de la diplomatie turque a également dénoncé des ingérences étrangères dans les affaires iraniennes, assurant que même si les manifestations étaient dues à des « problèmes structurels », elles étaient « manipulées depuis l’étranger par les rivaux de l’Iran ». Et de citer notamment le Mossad, les services de renseignements israéliens.
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Ankara ne souhaite sans doute pas une chute brutale du régime de Téhéran. D’une part, par crainte du chaos et d’un afflux de réfugiés iraniens à ses portes. D’autre part, par méfiance envers un nouveau régime qui serait perçu comme plus proche d’Israël et des États-Unis. La Turquie appelle l’Iran à trouver une solution diplomatique avec les puissances occidentales.
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