- Le mal-logement s’est aggravé en France en 2025, selon un rapport de la Fondation pour le logement des défavorisés.
- L’association évoque une « année noire » : plus d’un million de personnes ne disposent pas d’un logement personnel.
La Fondation pour le logement tire la sonnette d’alarme. Selon un rapport annuel publié ce lundi 2 février, tous les signaux « sont au rouge
» et se sont aggravés en 2025.
Dans le détail, plus d’un million de personnes ne disposent pas de logement personnel, selon les estimations de la Fondation. Parmi elles, 350.000 n’ont pas de domicile et sont hébergées en centre d’hébergement ou sont sans abri (40.000 personnes) et 600.000 « sont hébergées chez des tiers de manière contrainte
« . Les mauvais chiffres s’accumulent et « tous les indicateurs se dégradent et la réponse politique est loin d’être à la hauteur
« , accuse le 31e rapport sur le mal-logement de la Fondation (ex-Abbé Pierre). Celle-ci évoque « une année noire sur le front du mal-logement
» en 2025.
La crise du logement est une crise sociale majeure
La crise du logement est une crise sociale majeure
Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement
Au total, 4,2 millions de personnes sont sans logement ou mal-logées en France. S’ajoutent 12,3 millions de personnes fragilisées par la crise du logement, comme des locataires en impayé de loyer, des personnes en précarité énergétique, des ménages à qui il manque une pièce ou un logement adapté à leur handicap. « On n’avait jamais connu à la Fondation de telles tensions sur le front de la lutte contre le mal-logement et de la pauvreté
« , a réagi Christophe Robert, délégué général de la Fondation pour le logement, lors d’une conférence.
« Malgré ces tristes réalités, on a vu l’année 2025 s’achever comme elle a commencé : sans budget, dans l’instabilité politique et l’illisibilité de l’action gouvernementale
« , souligne Christophe Robert, qui déplore que la « politique du logement pour les plus défavorisés (ait) été bien malmenée
« . Ce rapport montre que « la crise du logement est une crise sociale majeure, qui frappe d’abord les plus fragiles
« , a réagi le ministre de la Ville et du Logement Vincent Jeanbrun, qui rappelle l’action de l’État, notamment en matière de lutte contre le sans-abrisme.
« Il est impératif de remettre la lutte contre les exclusions au cœur de l’action publique
« , a tancé Christophe Robert, lançant un « appel solennel aux candidats aux élections municipales, aux responsables politiques, au gouvernement comme aux parlementaires
« .
Les élections municipales de mars seront un « moment-clé dans la lutte contre le mal-logement
« , selon la Fondation. Celle-ci rapporte que des mesures comme l’encadrement des loyers ou des efforts de construction de logements portent leurs fruits dans la lutte contre la crise du logement. « L’enjeu est de taille
« , pour Christophe Robert, « car si toutes les communes ne sont pas touchées de la même manière, toutes sont concernées par la crise du logement.
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