vendredi, mars 6

Avec notre correspondant à Antananarivo, Aurélie Kouman

Dans la cour de l’Hôpital Militaire d’Antananarivo, les premiers lots de vaccins contre le Mpox ont été accueillis avec le soulagement de l’urgence, jeudi 5 mars. Car avec plus de mille cas signalés et le décès tragique d’une fillette de trois ans à Toamasina cette semaine, la souche Clade 1b ne laisse plus de place à l’hésitation.

Face à une pénurie de vaccin au niveau mondial, le professeur Mamy Randriana, en charge de ce programme, explique qu’un plan de distribution pour le déploiement du vaccin existe. « C’est 30 000 doses, mais on va utiliser des doses fractionnées : un flacon va être utilisé pour vacciner cinq personnes. Comme ça a été dit par Madame la ministre de la Santé, cette stratégie va permettre d’augmenter le nombre de personnes vaccinées, et donc va permettre de vacciner environ 130 000 personnes », développe le scientifique.

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Vacciner les plus vulnérables

Multiplier les bénéficiaires pour dresser un rempart vaccinal, notamment autour des plus fragiles. Car si le personnel de santé est en première ligne, la menace pèse lourdement sur la jeunesse malgache, affirme Christine Jaulmes, représentante de l’Unicef. « Les deux grandes cibles, ce sont les agents de santé et les personnes dont on sait qu’elles sont vulnérables à la maladie, constate la responsable onusienne. Bien sûr on a une attention spécifique pour les jeunes et les enfants, car ils sont quand même nettement plus vulnérables aux effets du Mpox. »

L’enjeu est désormais logistique. Dans un pays où les récents cyclones ont coupé de nombreuses routes, acheminer ces flacons vers les foyers épidémiques du Boeny ou de la côte Est sera le véritable test pour les autorités sanitaires.

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