vendredi, mars 28

Le président entend s’investir dans sa libération. Jeudi 20 mars, Emmanuel Macron a déclaré qu’il souhaitait une « issue rapide » au procès de Boualem Sansal pour qu’il puisse « retrouver sa liberté ». Le parquet d’un tribunal près d’Alger a requis en fin de matinée dix ans de prison ferme à l’encontre de l’écrivain franco-algérien, accusé d’atteinte à l’intégrité territoriale de l’Algérie, sur fond de tensions croissantes entre les deux pays.

« Ce qui s’est passé est très grave, a fustigé le président de la République, mais j’ai confiance dans le président [algérien Abdelmadjid] Tebboune et sa clairvoyance pour savoir que tout ça n’est pas sérieux et qu’on a affaire à un grand écrivain, qui plus est malade », a fait savoir le chef de l’État français devant la presse à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles, expliquant avoir échangé « plusieurs messages » avec son homologue.

À LIRE AUSSI Kamel Daoud : « Boualem Sansal, un combat français » « Notre souhait, c’est que Boualem Sansal puisse être soigné, libéré et aller là où il veut aller », a-t-il poursuivi. « Je souhaite que l’on puisse trouver une issue rapide à cette situation, qui est une situation humaine, humanitaire et de dignité pour tout le monde. C’est très important aussi pour l’Algérie. » Le tribunal correctionnel de Dar El Beida rendra le 27 mars son jugement dans le procès de ce romancier, connu pour ses critiques du pouvoir algérien et emprisonné depuis le 16 novembre à Alger.

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