samedi, février 7

Jordan Bardella l’assure, il saura trier le bon grain de l’ivraie parmi les candidats du Rassemblement national aux élections municipales. « Quand il y a des personnalités qui ne répondent pas aux critères qui sont les nôtres, nous agissons. Ma main n’a jamais tremblé », a revendiqué le président du RN dans une interview à BFMTV diffusée ce samedi 7 février.

« Lorsque vous accueillez l’espace d’une campagne 25.000 candidats, il est possible qu’il y ait des personnalités qui tentent de se greffer et qui ont des positions qui ne répondent pas à la ligne du RN », s’est-il défendu, estimant qu’il n’y a pas dans son parti plus de profils problématiques que dans d’autres formations.

Le Rassemblement national, qui a été épinglé pour ses nombreuses « brebis galeuses » aux dernières élections législatives, a pourtant été de nouveau pointé du doigt pour avoir présenté aux municipales des candidats aux propos misogynes, xénophobes ou complotistes.

Dernier exemple en date: la tête de liste désignée à Carpentras, Christian Richaud-Simoni, qui s’est vu retirer son investiture pour une série de tweets sexistes et racistes remontant à 2017 et exhumés par le journal Libération.

Jordan Bardella dit ne rien « exclure » concernant des alliances

Jordan Bardella a par ailleurs mis en avant le programme de ses candidats pour ce scrutin qui défendent un refus des hausses d’impôts, un renforcement de la police municipale et une politique accueillante pour les entreprises.

Interrogé sur l’éventualité d’un retrait de certaines listes RN au second tour ou d’alliances avec d’autres formations de droite ou d’extrême droite, Jordan Bardella dit ne rien « exclure » et promet de faire « du cas par cas ».

« Je ne suis pas fermé à des discussions sur des listes d’union ou de rassemblement au second tour s’il y a un danger de voir l’extrême gauche s’emparer de municipalités », précise-t-il.

Le chef de parti voit également plus loin que les enjeux locaux et dit souhaiter que les Français « utilisent les municipales pour exprimer leur contestation à l’égard de la politique d’Emmanuel Macron. « Dans moins de 12 mois nous serons en campagne pour les élections présidentielle et législatives, l’alternance est possible », veut croire Jordan Bardella.

Article original publié sur BFMTV.com

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