- Dans « Le 13H à vos côtés », le JT de TF1 vous accompagne face aux problèmes du quotidien.
- Au menu ce vendredi 27 mars, la question de Sabine, habitante des Landes, à propos de la suppression de son autorisation de découvert.
- Valentin Dépret leur répond sur le plateau de Marie-Sophie Lacarrau.
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Le 13H à vos côtés
Sabine, qui habite Le Frêche, dans les Landes, nous explique que sa banque a supprimé son autorisation de découvert. Désormais, à chaque fois qu’elle est dans le rouge, elle doit payer des dizaines d’euros de frais supplémentaires, comme des commissions d’intervention et des frais de rejet. Cette décision est-elle légale ? Que peut-elle faire ?
Déjà, votre banque n’a aucune obligation d’accepter que votre compte soit dans le rouge, il n’existe pas de droit au découvert, ce n’est qu’une option, un service. Et attention, il y a deux types de contrat possibles. Cela peut être une autorisation de découvert à durée indéterminée, ou bien à durée déterminée, 3 mois, 6 mois ou 1 an par exemple.
Ce qui change, c’est que si c’est à durée déterminée, votre banque doit attendre la fin du contrat pour résilier. Si c’est indéterminé, votre banque peut y mettre fin à tout moment mais à condition de vous en informer avec un préavis de deux mois minimum. Seule exception : si la banque a un motif légitime, si vous n’arrêtez pas de dépasser le montant du découvert autorisé par exemple, là la banque peut y mettre fin sans préavis, sur le champ.
Sabine, elle, n’a pas dépassé les 1200 euros de son découvert autorisé. En revanche, sa banque réévalue tous les ans la situation financière de chaque client pour savoir si oui ou non vous êtes toujours solvable, si oui ou non vous pouvez continuer à bénéficier d’un découvert autorisé. Et c’est vrai que Sabine a eu des difficultés financières, notamment 500 euros de perte de revenu à la suite de son licenciement. D’ailleurs, sa banque la considère désormais comme une cliente financièrement fragile.
Que peut-on conseiller à Sabine ? Elle ne peut pas vraiment contester puisque son découvert autorisé durait un an, la banque y a mis fin à l’échéance, elle aurait même envoyé un courrier pour prévenir Sabine bien avant, donc c’est légal. Mais la bonne nouvelle, c’est que la situation financière de Sabine s’est depuis améliorée, elle est désormais à la retraite, elle gagne davantage. Elle peut donc avec cet argument, et ses bulletins de pension, négocier une nouvelle autorisation de découvert, sa conseillère y est d’ailleurs favorable. Même si le mieux serait bien sûr… de ne plus se retrouver dans le rouge du tout.
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